formation apiculture essaim écologie
Bourgogne du Sud
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Auto-construction, aménagement et personnalisation de ses ruches

Samedi 6 et dimanche 7 mars 2021 (Arrivée le vendredi soir)

Colonies Dadant sorties d'hivernage

Ruche Warré peuplée - Essaim Warré de saison - - Essaim Dadant de saison
Initiation à l'apiculture Bio par la pratique
abeilles

"Les abeilles sont fascinantes et très attachantes"
Installer une ruche permet d'améliorer la pollinisation, de récolter du bon miel et d'agir concrètement en faveur de l'écologie.


week-end Initiation à l'apiculture Bio par la pratique

Lundi et mardi 17 et 18 mai 2021 71240 Sennecey-le-Grand

Samedi et dimanche 12 et 13 juin 2021  à l'écolieu O Saveur de l'Instant 71500 Saint Usuge

Jeudi et vendredi 8 et 9 juillet 2021 71240 Sennecey-le-Grand

Samedi et dimanche 18 et 19 septembre 2021  à l'écolieu O Saveur de l'Instant 71500 Saint Usuge

Lundi et mardi 14 et 15 octobre 2021 71240 Sennecey-le-Grand

Thèmes abordés : connaissance de la colonie d’abeilles et de son fonctionnement, les principes de base de l’apiculture bio, caractéristiques de la ruche Warré, principales interventions au rucher. Mise en pratique : découverte des abeilles, observations et ouverture d'une ruche, découverte de la flore mellifère.

Mode de participation : Réservation: 0687149066
180 € pour le week-end 
260 € pour un couple (Possibilité de paiement en deux fois 

Repas tiré du sac à Sennecey-le-Grand
A l'écolieu O Saveur de l'instant: Hébergement  et repas ( à payer séparément ) Arrivée la veille au soir

Si vous ne pouvez pas disposer d'une tenue d'apiculture, nous en mettons à disposition quelques tenues.

Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

Stage de conduite de ruches Warré
ruches warré

Samedi 27 mars 2021       Visite de printemps des ruches Warré

Vendredi 7 mai 2021      Essaimage et méthode de multiplication en ruches Warré

 

Mode de participation :

Réservation : 0687149066
50 € par demi-journée – 80 €  pour la journée

Votre règlement par chèque est à libeller à l'ordre de Yves Robert à notre adresse: 3c rue du lieutenant Bonnet 71240 Sennecey-le-Grand. 

Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

 
Notions avancées d'apiculture Bio
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  Samedi 19 et dimanche 20 juin 2021 Ô saveurs de l’Instant à Saint Usage

  Jeudi 21 et dimanche 22 octobre 2021 à Sennecey-le-Grand

Ce stage apportera des éléments avancés sur l'apiculture Bio sur deux aspects :

- la conduite douce des abeilles (première journée),

- les produits de la ruche (deuxième journée).

 

La journée conduite douce de ruche abordera, principalement :

- Des aspects techniques du matériel favorisant le confort d'habitat des abeilles et le confort de travail de l'apiculteur,

- L'élevage en fécondation naturelle, favorisant la préservation de l'adaptation locale de la race d'abeilles, la limitation du développement du varroa et les techniques pour constituer des essaims, en ruches à cadres ou en ruches divisibles,

- Le rythme et les méthodes de récoltes et, le cas échéant, de nourrissement, et la préparation à la mise en hivernage,

- L'évaluation des problèmes liés aux perturbations des écosystèmes et du climat.

 

La journée sur produits de la ruche abordera :

- L'extraction des miels, leur identification, leur cristallisation et leur conservation,

- La production de cire par les abeilles en ruches Dadant et en ruches Warré, le travail de la cire et les usages apicoles,

- La récolte, la conservation et l'usage du pollen et de la propolis,

- Un panorama des produits et usages dérivés des productions de la ruches (miel, pollen, propolis, cire...), hors gelée royale.

Mode de participation :
180 € pour le week-end 
260 € pour un couple   

L'inscription se fait en contactant:

l'écolieu O Saveur de l'instant: Hébergement et repas ( à payer séparément ) Arrivée la veille au soir

Préalable: avoir effectué un stage d’initiation ou avoir pratiqué l'apiculture

Pour tout renseignement sur le contenu du stage  contactez-nous au 0687149066

Si vous ne pouvez pas disposer d'une tenue d'apiculture, nous en mettons à disposition quelques tenues.

Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

 
Connaître le vivant et le respecter pour interagir intelligemment
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Le vivant est irremplaçable et sa sophistication et son essence sont inimitables. D’ailleurs, les plus récentes études et expérimentations confirment que la productivité des écosystèmes est conditionnée directement par le foisonnement de biodiversité qui y prospère.

Dans leurs volets préconisations, les rapports internationaux, comme celui du GIEC, plébiscitent les approches agroécologiques, où la prise en compte des besoins propres aux écosystèmes contribue à une meilleure productivité globale, en réduisant considérablement les risques d’effets dévastateurs.

Les pollinisateurs y jouent un rôle de choix, tout à la fois comme contributeur à un service fondamental, celui de la pollinisation, mais également, comme indicateur de la biodiversité.

 

Préserver et multiplier les habitats

Même pour les abeilles mellifères, qui disposent déjà des habitats domestiques que sont les ruches des apiculteurs, il convient de prévoir des « nichoirs » pour des colonies d’abeilles, qui les occuperont sans aucune intervention humaine. Ces colonies dites « sauvages » constituent une réserve génétique précieuse et un indicateur plus fiable qu’une colonie sur laquelle les activités de l’apiculteur interfèrent parfois lourdement.

 

Redéployer la biodiversité florale

La reconquête par la biodiversité ordinaire suppose :

- le contrôle des réflexes interventionnistes, conditionnés par la pression culturelle et sociale ;

- un changement de point sur les « mauvaises » herbes et la flore sauvage ;

- la valorisation des économies de moyens ainsi réalisées, pour être complet sur le bilan écologique globale.

En matière de pratique professionnelle agricole, il s’agit d’une véritable révolution culturelle, dont l’acceptation même suscite, d’emblée, des réactions d’hostilité marquées.

 

Recréer des écosystèmes agricoles riches et résilients

Pablo SERVIGNE et Gauthier CHAPELLE expliquent qu’en définitive les systèmes agricoles résilients ont des caractéristiques diamétralement opposées aux systèmes agricoles industriels actuels et parfois mêmes ancestraux :

- fondée sur l’observation des mécanismes naturels (bio mimétisme) ;

- à faible taux de mécanisation (intensive en savoir-faire) ;

- plaçant l’arbre au centre du système productif.

 

Promouvoir l’apiculture douce

Cette agriculture, plus intelligente et respectueuse de la nature, peut se concevoir, à nouveau, en synergie avec l’activité apicole. Il s’agit de reconsidérer sincèrement les dérives du productivisme qui touche aussi l’apiculture :

- sélection génétique outrancière, visant des résultats à trop court terme ;

- déplacements continuels des ruches et nourrissage au sucre sans état d’âme ;

- retrait excessif de miel des colonies.

 

Saison 2021

Ruche Warré peuplée : 330 € *

 La ruche peuplée comprend :

-        un essaim avec une reine de 2021 sur une hausse minimum (soit 8 cadres minimum), 1 plancher grillagé, 2 éléments, 1 couvre-cadres, 1 toit métallique

Essaim Warré de saison: 180 € * 

 Essaim sur 8 cadres Warré minimum avec une reine de 2021.

Colonie Dadant sortie d'hivernage: 280 € *

Essaim sur 5 cadres Dadant minimum , reine de 2020

Essaim Dadant de saison: 180 € *

 Essaim sur 5 cadres Dadant minimum.

 Le développement de nos essaims est contrôlé pendant au moins un mois avant leur livraison.

Les colonies hivernées peuvent produire dans la saison.

Les essaims de la saison ne sont pas destinés à produire du miel cette année. Ils sont destinés à être hivernés pour former de belles colonies à la saison suivante.

Nous vous proposerons une date fin mai/début juin, en fin d'après-midi, pour venir chercher votre ruche peuplée ou votre essaim

Réservation: yvrobert2000@yahoo.fr

* Versement d'un acompte de 40 % à la commande

 
Compétitivité supposée entre abeilles mellifères et abeilles sauvages
Dorloteurs d'abeilles

Cette supposition, assez bien ancrée dans les esprits humains, a pour origine le biais culturel de projection de notre infâme éthique de la compétition sur les autres populations d'êtres vivants...

Les abeilles dites "solitaires" et dites "sociales" (il y a toute une gradation de comportements pseudo-sociaux dans certaines espèces entre les deux comportements) se sont, bien évidemment, développés conjointement avec des capacités et stratégies complémentaires. Il suffit de se pencher sur la diversité de leurs aptitudes pour le comprendre. Par exemple, une comparaison de comportements de butinage des différents pollinisateurs permet d'invalider cette hypothèse. Dans mon verger, où il y a quantité de colonies d'abeilles, les bourdons - Bombus - pullulent parce que je préserve leurs habitats et que surtout, ils sont sur les ressources bien avant les abeilles, car ils butinent à des températures beaucoup plus basses. Je n'ai pas encore entendu les abeilles mellifères se plaindre de la "concurrence", somme toute "déloyale", de ces bourdons... Mais, je n'ai peut-être pas assez tendu l’oreille… ;-))

 On peut aussi comparer les cycles de reproduction des insectes pollinisateurs qui sont très souvent bien décalés !

La cause de la tragédie commune à ses espèces, n’est pas du tout au niveau de leur supposée compétition, mais bien sûr, la destruction des ressources et des habitats. Et, là, c'est l’espèce humaine qui a les choses en main, qui contrôle, ravage ou restaure intelligemment.  Un apiculteur qui pose des ruches dans un territoire où les abeilles risquent de manquer de ressources, est un inconséquent. Je sais, il y en a beaucoup... C'est pourquoi, j'ai accepté d'écrire un énième livre pour l’apiculture : pour préciser les choses de ce point de vue, notamment.

 

Pour finir, il existe des études internationales, sur le sujet des interactions - leurs bénéfices et leurs risques - entre abeilles mellifères et autres pollinisateurs. C'est dommage de ne pas regarder de ce côté-là avant de poser des principes de départ délirants. Les études sur les pollinisateurs sont nécessaires ; des études de terrain avec un vrai regard naturaliste, empathique avec la vraie réalité des interactions entre espèces.

Nos points de vue de départ biaisés par notre culture sont trop éloignés des « logiques » du vivant qui sont beaucoup plus "participantes", même plus coopératives, qu'on ne le croit...  Devinez les conclusions de ces études ? Il n'y a pas de "concurrence", à la manière dont on l'entend. Rien n'est univoque dans la nature...

 Exemple d’interactions positives :Certaines espèces de pollinisateurs sauvages savent décrypter le "langage" des abeilles mellifères ; ce qui leur permet de connaitre où se trouve des ressources, sans avoir à prospecter elles-mêmes ; ou d'être averties de la présence des prédateurs... (C'est fou comme notre manque d'imagination, nous impose une vision étroite des interactions dans la nature...)

 Exemple d’interactions négatives : Quand des colonies d'abeilles mellifères sont mal traitées et donc mal en point, elles peuvent transmettre des maladies à certaines espèces de pollinisateurs. (L'inconséquence de l'élevage intensif va au-delà de ce qu'on peut imaginer, là aussi...)

 Bien sûr, quand les ressources se font rares, tout le monde en pâti ; même si certains s'en sortent mieux pendant un temps seulement, car quand les chaines trophiques partent en lambeaux, toutes les espèces finissent par être impactées directement.

Pourquoi 60 % de la biodiversité a déjà foutu le camp ?!...

Chercher des relations de concurrence là-dedans, me parait hallucinant...

Mieux vaut s’atteler joyeusement à observer et à recenser les habitats, les ressources et les espèces, pour faire repartir l'ensemble des interactions !

 "Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré » Auteurs: Yves Robert et Aurélie Jeannette (photographie), éditions Terre Vivante dans la collection: Facile et Bio 2019. https://www.youtube.com/watch?v=MzSEKLyLuUU

 

 
Auto-construction, aménagement et personnalisation de ses ruches
Cliché Aurélie Jeannette

Auto-construction, aménagement et personnalisation de ses ruches
avec Yves Robert et Sylvain Dornier

Samedi et dimanche 6 et 7 mars 2021 (arrivée le vendredi soir) avec Hébergement et repas ( à payer séparément ) Ecolieu O Saveurs de L’Instant 71500 Saint-Usuge (Arrivée le vendredi soir)

Samedi et dimanche 25 et 26 septembre 2021 (arrivée le vendredi soir) avec Hébergement et repas ( à payer séparément ) Ecolieu O Saveurs de L’Instant 71500 Saint-Usuge (Arrivée le vendredi soir)

Ce stage s’adressant autant aux débutants qu’à celles et ceux qui une déjà une première pratique de l’apiculture.

Nous contacter pour nous préciser votre projet d’autoconstruction de ruches Warré, Dadant ou encore ruche de biodiversité en bois.

Une partie du stage consiste, en salle, à finaliser votre projet avec l’aide des apiculteurs qui encadrent et établir les étapes de votre réalisation, durant les deux journées.

 

Photo: Aurélie Jeannette

Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré
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Prenez soin des abeilles

S’intéresser aux abeilles est une façon de se rapprocher de la nature. Adopter la ruche Warré permet de mieux tendre l’oreille vers ce qu’elle a à nous dire.

 Ce livre apporte une information complète et illustrée pour débuter dans la conduite de ruche Warré.

Tous les sujets sont traités avec pédagogie, précision… et bienveillance. Un guide pour ce lancer facilement!

Abeilles recherchent gite désespérément
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 L'essaimage est un phénomène naturel et irrépressible: c'est la manière dont l'espèce assure sa pérennité. Une colonie d'abeilles finit toujours par disparaitre pour différentes causes: hivers trop rigoureux, baisse trop importante de population, mort accidentelle de la reine... C'est pourquoi une colonie prospère se divise en deux: l'une reste sur place, l'autre part à la recherche d'un nouveau gite.

La rareté des gites naturels pour les abeilles, obligent celles-ci à "squatter" nos bâtiments: conduit de cheminée, embrasure de fenêtre, faux plafond... regard d'évacuation, etc. Et, il ne sera pas aisé du tout de les y déloger!!!

La période habituelle d'essaimage se situe entre mi-avril et fin juin.

Auto-construction de ses ruches
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 Auto-construction, aménagement et personnalisation de ses ruches

Samedi 6 et dimanche 7 mars 2021

Samedi 25 et dimanche 26 septembre 2021

à l'écolieu Ô Saveurs de l'instant

Minimum 4 stagiaires, maximum 10 stagiaires

Le week-end : 180 € par personne, 260 € pour un couple, hors matière première ou équipement de ruches acquis lors du stage.

Hébergement  et repas ( à payer séparément ) Arrivée la veille au soir

Ce stage s’adressant autant aux débutants qu’à celles et ceux qui une déjà une première pratique de l’apiculture.

Une partie du stage consiste, en salle, à finaliser votre projet avec l’aide des apiculteurs qui encadrent et établir les étapes de votre réalisation, durant les deux journées.

La réalisation se passe en atelier. L’outillage bois et peinture est mis à disposition. Nous ne travaillerons pas les éléments métalliques (toit, crémaillères…), ni le débit de bois brut de grande dimension.

Il convient de venir avec une tenue appropriée au bricolage : gants de protection, chaussures et vêtement de travail.

La ruche Warré se prête tout particulièrement à l’auto-construction, car sa conception est simple et peu couteuse.

Pour l’auto-construction de ruches plus lourdes, comme la ruche Dadant, il convient d’avoir réfléchi au préalable à la réalisation et disposer des éléments de menuiseries principaux, en venant au stage.

Nous aborderons les aspects importants de l’aménagement du plancher, du couvre cadre des possibilités de nourrissage et d’aération de la ruche, qui sont cruciaux pour le bien-être de la colonie.

Vous pourrez personnaliser ou même adapter des éléments de ruches achetés dans le commerce, ainsi que leurs accessoires.

En introduction, nous effectuerons une mise à niveau sur les connaissances minimales de la vie de la colonie, en période d’hivernage et en saison.

 
Comprendre et pratiquer l'apiculture douce

Prendre soin de la nature, Prendre soin des abeilles: Pourquoi l'apiculture douce? Comment la pratiquer?

Vendredi 20 mars 2020 - journée 60 € - info@culturenature71.com – 06 87 14 90 66


C’est un impératif aujourd’hui, pour faire face à effondrement globale de la biodiversité, dont dépend notre sécurité alimentaire.

– Quelles sont les conditions d’environnement favorables à l’élevage des abeilles ?

– Comment accompagner la dynamique de la colonie d’abeilles au fil des saisons?

– Quelles options de conduite peuvent être adoptées vis-à-vis de l’essaimage ?

Devenez un observateur méticuleux et entrez dans un échange réciproquement bénéfique avec les abeilles

 
Point en cours d’hiver 2019-2020
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L’hiver n’est pas encore terminé ; et, les colonies d’abeilles n’ont repris aucune activité extérieure. Et, pour cause !

 De plus, je ne les ai pas encore visitées les ruches, en dehors du rucher le plus exposé au soleil.

 Je leur avais laissé suffisamment de réserves hivernales pour que me dispense de les déranger, dans cette période de températures encore fraiches, malgré quelques épisodes de redoux.

 

La végétation est encore en sommeil, à quelques exceptions près.

L’une d’elle est le noisetier, qui fleurit de plus en plus tôt. A tel point qu’il peut se trouver totalement désynchronisé par rapport à la faune qui visite ses fleurs, dont les abeilles mellifères font partie.

La conséquence est double :

  • une ressource en moins pour les abeilles, quand le noisetier fleurit trop tôt en janvier au lieu de février, et,
  • moins de noisette par défaut de pollinisation.

Les dommages sont collatéraux.

 

(Voir en annexe 1, la présentation du suivi réalisé en Suisse sur la période de floraison des noisetiers. En plaine de Saône, où je suis, les noisetiers fleurissent, environ, un mois plus tôt qu’en Suisse.)

 

Ces dommages provoqués par le réchauffement climatique sont effectifs à présent et vont s’amplifier de manière accélérée, dans les années à venir... L’augmentation inexorable des températures moyennes hivernales provoquent des évolutions très rapides des dates de floraisons, avec un risque de désynchronisation avec la faune, comme présenté dans le cas du noisetier.

Je m’interroge, actuellement, sur la manière dont va se dérouler le printemps qui arrive ?

 J’avoue que j’ai quelques appréhensions, après les conséquences catastrophiques du printemps 2019, le plus chaotique jamais enregistré en Bourgogne du Sud…

 

L’activité apicole est fortement impactée par les aléas climatiques, comme généralement toutes les activités agricoles.

 Il faut être réactif.

Mais, je dois reconnaitre que j’ai été souvent pris à contrepied par des situations printanières improbables et des étés caniculaires.

 En laissant suffisamment de miel en réserve dans les colonies, je leur donne la possibilité de s’adapter aux aléas climatiques.

Cependant, mes récoltes de miel sont très aléatoires. Ces trois dernières années: deux années sont assez bonnes (2017 et 2018) et une a été tout à fait catastrophique (2019).

 C’est un peu comme à la loterie… Il faut beaucoup de lâcher prise pour accepter des fluctuations aussi imprévues que conséquentes.

 
Apiculture douce

 Avant d’évoquer quelques aspects de l’apiculture douce, il serait dommage de ne pas indiquer dans quelle perspective s’inscrit cette pratique.

 Pour commencer, il n’est pas inutile de lever la confusion communément faite entre quantité et efficacité : les productions à échelle humaine ne seraient pas efficaces, lors que les grande le serait beaucoup plus…

 L’efficacité :

L’agriculture produit aujourd’hui de grande quantité avec une inefficacité incroyable. A grand renfort de mécanisation et de chimie, elle mobilise une débauche de moyens matériels, consomme de l’énergie de manière pléthorique (1) et pollue et détruit de manière considérable.

On voit bien qu’utiliser de gros moyen n’implique pas vraiment d’être efficace, quand on s’y prend très mal…

 Force et douceur:

Les démonstrations de forces à l’égard des autres et de la nature sont, dans ce cas, un avoeu d’incapacité à agir de manière appropriée.

Cette « force » est une grande faiblesse. Faiblesse de maitrise du sujet, faiblesse de maitrise de soi…

Se féliciter de recourir à la force est une grave erreur, encore couramment commise et trop peu souvent dénoncée.

Cette force non maitrisée, qui engendre des dégâts, aujourd’hui, gigantesques (2)

Loin d’être une faiblesse, comme cela est trop souvent sous-entendu pour ne pas à avoir à remettre en cause l’usage humain injustifié de la violence, la douceur est la force.

Elle permet de vivre de manière opportune en interaction avec les autres et la nature ; et, d’être autrement plus efficace !

 Acquérir du métier :

Il n’u a pas de raison d’être agressif avec les abeilles, sinon de très mauvaises !

Cela suppose, sans doute, d’acquérir du savoir-faire, du métier.

Mais, cette perspective semble avoir échappé à notre précipitation, au court-circuitage de l’apprentissage, qui mène de la connaissance et l’action.

La seule action valable semble rester celle qui consiste à « faire du chiffre », en manipulant des moyens, des clients et les leviers d’une activité, dont le savoir-faire échappe…

Les abeilles sont, cependant moins manipulable que les êtres humains. Quand elles en ont marre, elles le font clairement savoir !

 L’enfumage (3):

Pratique parfois trop lourdement utilisée an apiculture, elle a une mauvaise presse. Car, elle est couramment pratiquée dans le domaine social, toujours par manque de maitrise de son sujet...

Pour revenir aux abeilles, l’enfumage de la ruche laisse des traces !

Les miels récoltés sauvagement ont un goût prononcé de fumée, qui dénature celui du miel.

Pour chasser les abeilles au moment de la récolte, il y a des manières douces plus appropriées.

 La tenue de protection :

Elle ne doit pas être un alibi pour procéder en force.

Il s’agit en effet d’être protégé au cas où une difficulté apparaitrait, pas de donner l’occasion de semer la panique dans le rucher, sans en subir trop les conséquences directes.

A partir du moment où les abeilles ont repéré un comportement hostile, l’intrus ne sera visé par les gardiennes qui ont pour tâche de le dissuader, de l’éloigner ou, s’il insiste vraiment lourdement, de le neutraliser.

 Interagir avec les abeilles :

Malgré la domestication de leur habitat par les hommes, les abeilles, sympathiques et remarquables insectes, ont conservé tout leur caractère sauvage ! Pour débuter en apiculture, de bonnes bases sont indispensables ; elles permettent ensuite de progresser dans la pratique. L’apiculture est un art qui s’acquière dans la durée, en apprenant des abeilles elles-mêmes : en développant son sens de l’observation.

 "Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré » Auteurs: Yves Robert et Aurélie Jeannette (photographie), éditions Terre Vivante dans la collection: Facile et Bio disponible début avril 2019.

https://www.youtube.com/watch?v=MzSEKLyLuUU

 

(1)  Pierre RABHI a montré qu’il faut 10 calories énergies pour produire 1 calorie alimentaire.

(2)  L’agriculture industrielle favorise la monoculture, ce qui entraîne l’appauvrissement de la biodiversité, la destruction d’écosystèmes naturels et complexes et la disparition des abeilles et autres insectes pollinisateurs, dont dépendent pourtant les deux tiers de nos cultures.

La mécanisation, l’agrandissement des parcelles et l'utilisation de produits phytosanitaires ont aussi changé le métier de paysan. Nous sommes passés d’une agriculture familiale à une agriculture industrielle monoculturale, dépendante des industries agrochimiques et nécessitant moins de main-d’œuvre (les agriculteurs ne représentent plus que 3,4 % de la population active française).

Perte de biodiversité et de savoir-faire - https://www.greenpeace.fr/

(3)  Il peut être opportun d’utiliser l’enfumoir pour prévenir les abeilles et éventuellement les chasser.

En images: livraison essaim et ruche peuplée
en Saône-et-Loire
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début juin
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dans notre rucher
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essaim développé sur un corps Warré
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transfert des cadres et des abeilles dans la ruche du client
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fourniture d'une ruche peuplée
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Remerciements à Marie-Thérèse et Alain
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Vous pouvez soutenir notre action grâce au parrainage de ruches
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"Depuis quelques années, la population d'abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale dans certaines régions du monde.
En butinant l'abeille participe à la pollinisation de plus de 80% des plantes à fleurs.
Sa disparition serait une véritable catastrophe pour la nature et l'être humain." Un toit pour les abeilles


A l'initiative de notre partenaire Un toit pour les abeilles, si vous êtes un particulier ou une entreprise, nous vous proposons de participer activement à la sauvegarde des abeilles en parrainant une ruche.

Pour cela, rendez-vous sur le site: www.untoitpourlesabeilles.fr/  Vous y trouverez toutes les informations utiles; et, dans la rubrique Réservez votre ruche, la démarche pour devenir parain ou maraine d'une de nos ruches.
 
Parrainage Oropolis (Merck Médication Familiale)
Parainage
Beauté du rucher au verger au printemps
Rucher et verger
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Abeilles et pollinisation
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Verger et abeilles
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Sérénité au rucher malgré l'orage eu loin
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En ce début de printemps, une abeille a quelque chose à vous dire
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Au printemps, les buissons sont en fleur. Depuis quelques jours, une abeille qui a passé tout l’hiver à se tenir chaud en compagnie de ses congénères sort pour prospecter les environs de la ruche, alors que les températures sont encore très fraîches. Il lui faudra être vigilante, car à 8°C les muscles de ses ailes s’engourdiraient et elle ne pourrait plus rejoindre sa colonie.

Les périodes d’ensoleillement sont encore courtes ; elle ne dispose que de quelques heures pour apporter la bonne nouvelle de fleurs éclosent, proposant soit nectar, soit pollen pour reconstituer des provisions bien basses en cette fin d’hiver. Elle est l’une des plus âgées et des plus expérimentée de la colonie. Le sort de plus de dix mille autres abeilles de la ruche repose sur les résultats de la prospection des quelques dizaine d’éclaireuses comme elle.

Hier en survolant une zone enherbée, elle a repéré quelques fleurs éparses de pissenlit, qui sont de très bon augure. Aussi, cet après-midi, en y retournant, qu’elle n’est pas sa stupéfaction : plus aucune fleur en vue !... La nature est-elle devenue folle ? Des fleurs la veille, plus de fleurs le lendemain ... « Je commence à perdre la tête » se dit-elle en doutant de la qualité sa mémoire en ces temps de stress post-hivernal.

Que pourrait lui dire le propriétaire de la pelouse, qui a décidé de faire comme ses voisins : tondre sa pelouse, qui n’avait pas cinq centimètre de pousse et quelques jolies fleurs printanières ?

Elle ne connait pas le propriétaire de cette pelouse qui aurait pu approvisionner sa colonie… Elle poursuit un peu plus loin sa recherche.

Une fois survolés les toits des maisons, il n’y a presque plus aucun repère visuel à perte de vue. Sur une telle immensité de terre, il n’est pas possible qu’il ne s’y trouve pas quelques fleurs écloses ; peu importe si leur pollen est ou non suffisamment riche en acides aminés indispensable à la croissance des jeunes abeilles. Notre abeille saura se contenter d’une source de moindre qualité.

Elle se presse, s’arrête sur un bouquet de fleurs un peu passées. Il devrait y en avoir de nombreux bouquets à tous les stades d’éclosion sur cette ligne d’arbustes bizarrement déchiquetés. La haie – ce qu’il en reste – a reçu, cette fin d’hiver, la visite peu experte d’un engin qui l’a taillée à raz et bien au carré.

Le soleil décline ; il est temps de rentrer à la ruche, le cœur un peu serré.

 
Une ruche au jardin?
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L'abeille n'est pas un animal domestique

Le terme abeille domestique est un raccourci pour nommer l'abeille mellifère hébergée en habitat domestique. Un raccourci, qui prêtre à confusion...

Cette ambiguïté est d'ailleurs entérinée dans la loi. L'abeille mellifère a le statut juridique d'animal domestique quand elle est introduite dans une ruche, pour des intervention ultérieure, notamment de récolte de miel... Elle redevient, juridiquement parlant, animal sauvage, quand elle s'échappe de cette même ruche dans un essaim.

L'abeille mellifère est, dans les fait, de toute évidence un animal sauvage. Cela ne fait aucun doute pour celles et ceux qui la fréquente assidûment. Les être humains n'ont changé ni son mode de vie, ni ses apparence en dix milles ans de soi-disant domestication...

Composer avec une nature non entièrement domestiquée

C'est l'enjeu de l’apiculture, mais bien au delà, c'est celui de l'agriculture dans sa globalité. Il y a d'ailleurs de nombreux et retentissants échecs de domestication, comme celles des herbes dites "mauvaises". Elles nous résistent; et, faute d'accepter comme l'ont fait, pourtant, des milliers de générations d'agriculteurs avant nous, de composer avec elles; nous avons utilisé des moyens d'une toxicité ahurissante pour avoir le dessus, pour les faire plier face à notre seule volonté de toute puissance....

Composer est pourtant la meilleure attitude; et celle qui requière le plus d'aptitudes humaines évoluées. Il s'est agi de développer des savoir faire que l'introduction de l'industrie dans l'(agriculture a écartés avec beaucoup de mépris et d’imbécilité. L'industrialisation de l'agriculture est une formidable régression dans ce secteur d'activité humaine, comme l'atteste le fait qu'il faut aujourd'hui dépenser dix fois plus de calorie pour produire une colorie alimentaire!

La domestication est source de facilitation; mais aussi d'appauvrissement inexorable...

Un jardin, réserve de biodiversité

Nous venons de redécouvrir récemment que la biodiversité est un facteur de productivité... C'est ce qu'indiquait une observation un tant soit peu soutenu des interaction entre les êtres vivants d'un écosystème. Les êtres vivants d'un écosystème donné incluant l'être humain.

Nous ne pouvons nous exclure des chaines alimentaires, des "animaux" en interaction avec tous les autres animaux et êtres vivants. Le fait de nous considérer, êtres humains comme en dehors - ce non même au dessus - du règne du vivant est d'une naïveté touchante et sidérante à la fois.

Il faut envisager le jardinage comme une activité en interaction avec le reste de la nature. Si l'on se lance dans une activité de ce type, autant que ce soit sensé, réfléchie et sincère! Sinon l’alternative de laisser faire la nature est encore la meilleure!

Une fiche est une source bien souvent beaucoup plus riche de ressources mellifères que n'importe quel jardin tiré au cordeau...

Accueillir des abeilles

Il est indispensable de soigner l'habitat que l'on propose aux abeilles mellifères et d'évaluer judicieusement l’environnement qui est autour de cet habitat. Ceci est détaillé dans le livre que j'ai publié aux éditions Terre Vivante:

"Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré » Auteurs: Yves Robert et Aurélie Jeannette (photographie), éditions Terre Vivante dans la collection: Facile et Bio 2019 Voir la présentation vidéo

Est-ce que les abeilles y viendrait d'elles-mêmes? pourrions nous nous interroger. C'est pourquoi le geste qui consiste à poser une ruche vide, ou un simple nichoir à abeilles, et l' attitude qui consiste à attendre qu'il se peuple spontanément est d'une grande sagesse.

Il est possible qu'aucune colonie ne vienne s'y installer; ce qui était inconcevable il y a quelques décennies, tant le quadrillage de notre territoire par des colonies d'abeilles en habitats domestiques ou sauvage était important!

Cliché Aurélie Jeannette Photographe

 
Les abeilles et les hommes
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L’abeille européenne (Apis mellifera mellifera) venue d’Asie à la faveur du réchauffement postglaciaire a progressivement conquis l’aire occupée par les forêts de feuillus (tilleul, hêtre, chêne, merisier, noisetier…) en s’adaptant de manière exceptionnelle au froid hivernal.

Elle est la plus répandue et la plus connue des milliers d’espèces d’abeilles existant dans le monde et présentant des variations nombreuses de morphologie et de comportement. Leur point commun est leur régime exclusivement végétarien et leur symbiose avec les plantes à fleurs dont leur assurent la reproduction et la diversification depuis des millions d’année.

  De la cueillette à l’élevage

Les hommes ont commencé à « voler » le miel dans les colonies d’abeilles établis dans la nature, imitant d’autres mammifères prédateurs naturels des abeilles (ours, blaireaux…)

Cette « cueillette » pouvait être destructive pour la colonie, car il n’était guère aisé de prélever le miel sans détruire les abeilles défendant leurs provisions. Les hommes ont progressivement  envisagé de favoriser l’implantation de colonies dans les arbres dont ils avaient, sinon la propriété, au moins la gestion ; d’abord dans des cavités creusées à cet effet dans des troncs d’arbres vivants ou morts puis progressivement dans des contenants en bois, en paille ou en poterie, disposés à l’abris des prédateurs.

La récupération d’essaims naturels et leur installation dans des ruches plus ou moins rudimentaires a longtemps constitué le seul geste d’élevage. L’apiculture s’est largement développée dans l’Antiquité sur tous les continents dans un creuset de culture regroupant mythes, poésie et observations.

Au Moyen-Age, miel et cire constituent des ressources de grandes valeurs. Les monastères et les ecclésiastiques  vont contribuer au développement de l’apiculture moderne. Elle est issue de progrès et découvertes remontant à l’Antiquité, développées et  exploitées à la faveur de l’énorme essor économique de l’Occident moderne.

L’abeille européenne, la plus mellifère au monde, a été exportée sur les autres continents, supplantant au moins partiellement les espèces indigènes.

  Des bienfaits appréciés depuis des millénaires

 Le miel fait partie de la pharmacopée millénaire des grandes civilisations du monde entier : de la Chine à l’Amérique. En Egypte vers -1600 av JC, Il était utilisé comme baume antiseptique pour soigner les plaies. La propolis entrait dans  la composition des produits d’embaumement des défunts.

Les Romains consommaient une eau miellée, nommée oxymel. Différentes recettes d’hydromel sont encore en usage sur tous les continents.

Les exceptionnelles propriétés de la gelée royale ont été redécouvertes. A la faveur des procédés modernes de congélation, le pollen frais connait un regain de consommation.

 Abeilles en péril

Comment ce peut-il qu’une espèce à la capacité d’adaptation et à la longévité exceptionnelle - et qui est source d’autant de bienfaits pour la nature et l’homme,- puisse être aujourd’hui en péril ?

Les effets sur l’environnement des activités humaines ont atteint une capacité de destruction alarmante. Les espèces végétales et animales disparaissent à un rythme accéléré particulièrement depuis ces cinquante dernières années. Il appartient donc à l’homme de travailler à rétablir un équilibre naturel aujourd’hui rompu par une emprise écologique non maitrisée.

Les aspects administratifs

 Déclaration de ruches (dés la première ruche):

Les déclarations 2015 sont closes depuis le 31 octobre 2015.Une procédure de déclaration de ruches « Hors période obligatoire » a été mise en place jusqu’au 31 août 2016.

Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles (GDSA): organisation départementale

Saône-et-Loire:http://gdsa71.free.fr/GDSA71.html

Arrêtés préfectoraux distances à respecter: http://www.api-douceur.com/IMG/pdf/arretes-prefectoraux.pdf

L’apiculture à la pointe d’une agriculture bien pensée

Moindre diversité et qualité nutritionnelles

Il y a une réalité assez déconcertante que les paléontologues et archéologues ont mise à jour : quand l’homo sapiens est passé du régime chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur, sa santé en a largement pâtit.

Il y a un fait objectif : la taille moyenne de l’homo sapiens a diminué brusquement chez toutes les peuplades, à tous les endroits du monde, lors de ce changement de régime de vie(*). Et, des pathologies nouvelles sont apparues.

Pourtant ce changement régime de vie a été tout de même global et irréversible.

Même si nous disposons, dans certaines zones géographiques du globe, grâce à l’agriculture, d’une grande diversité de nourriture (ce qui n’était pas le cas au tout début de l’agriculture), il est utile de nous demander en quoi les produits de l’agriculture et leur transformation satisfassent nos besoins nutritionnels ?

Car cela ne va pas de soi. En effet, l’histoire de nos lointains ancêtres prouve bien qu’il y a d’autres enjeux que nutritionnels qui gouvernent le développement de l’économie agricole.

Les produits de la nature 

Il n’y a aucun produit naturel qui puisse se conserver dans son état naturel, sauf le miel. C’est ce qui a fait son succès dans toutes les grandes civilisations.

D’une part, le miel contient une teneur en eau suffisamment faible pour se conserver sur une longue durée. D’autre part, il contient des agents naturels anti fongiques et anti bactériens.

Cette exception, ce miracle, nous le devons aux abeilles, qui produisent elles-mêmes leur propre nourriture par transformation enzymatique du nectar des fleurs, qui est déjà un produit très rare, qui serait né de la symbiose entre pollinisateurs et plantes à fleurs. Les pollinisateurs facilitant la fécondation des fleurs ; les plantes ont développé un moyen de les attirer.

Nous sous-estimons grandement, aujourd’hui, la valeur des produits de la nature, face à la démesure de notre technologie dans le domaine de l’agro-alimentaire.

Produits frais ou produits transformés

Si le miel peut être considéré comme « frais » sur une assez longue durée de conservation, il est l’exception en matière de produits agricoles. Tous les denrées naturelles fraiches sont soumises au dépérissement  assez rapide, si elles ne sont pas transformées ; certaines exigeant un suivi sanitaire particulièrement vigilant.

Nous sommes donc face à l’alternative de les consommer frais ou de les transformer. Alors se pose deux problèmes : celui de disposer d’un indicateur d’état de fraicheur des produits ; et, l’autre ne pas altérer trop la qualité des produits lors de leur transformation.

Pour les miels, il existe un indicateur de leur état de « fraicheur » : c’est le taux de HMF. Il évolue avec la dégradation des sucres dans le temps. Il peut être aussi considéré comme un bon indicateur de la dégradation concomitante des produits actifs que contient le miel.

Les facteurs qui influencent l’évolution du taux de HMF sont connus. Il s’agit particulièrement des changements de températures trop répétés ou trop élevés ; et, bien sûr du temps. C’est ainsi que des miels enfermés dans des amphores romaines étanches échouées au fond de la mer se sont « conservés » mais sont impropres à la consommation.

Indisponibilité des produits frais

Du fait de la désertification vertigineuse des campagnes, il n’y a plus, aujourd’hui, qu’un actif sur trente qui soit agriculteur, c’est-à-dire, producteur de denrées alimentaires. Alors qu’ils étaient encore un sur trois à la fin des années cinquante, comme me l’a rappelé dernièrement un ami apiculteur, Jérôme Alphonse.

Cette raréfaction entraine inéluctablement celle de la disponibilité des denrées fraiches. L’effet est encore  accentué par intensification de l’urbanisation qui éloigne et disperse d’autant plus les lieux de production agricole. Ni la venue des néo-ruraux, pourtant si cruciale dans la prise de conscience par le grand public. Ni l’engouement pour les circuits courts ne sont la réponse suffisante à cet état de fait : il n’y a plus assez d’agriculteurs.

Concernant l’apiculture, c’est la seule production agricole, avec le jardinage, qui a conservé un savoir-faire populaire. Il y a cent fois plus de tous petits producteurs que de professionnels. Aussi, vous ne pouvez pas faire vingt kilomètres dans certaines zones encore rurales, sans rencontrer un panneau « Vente de miel chez le producteur ».

Indigence nutritive des produits transformés

A la deuxième question : que reste-t-il d’éléments nutritifs suite à la transformation, majoritairement industrielle des denrées alimentaires ? La réponse est malheureusement, dans trop de cas : pas grand-chose…

C’est une des raisons pour lesquelles il n’est publié aucun indicateur à ce sujet en direction des consommateurs.

Le consommateur n’a retenu, trop souvent que cette simple (et très fausse idée) qu’un fruit qui a une bonne tête est un fruit qui est bon à manger ( ?!)

Une autre amie, Delphine Rousseau, qui travaille dans l’arboriculture et l’agroforesterie, m’a montré des fruits réputés périssables qu’elle avait acheté dans la grande distribution ; et, qu’elle a laissé en observation pendant une longue période de temps. Il était hors de question pour elle de les consommer, car ils étaient restés intactes. Ils étaient, soit bourrés de conservateurs ; soit ils avaient subis un traitement de conservation draconien qui ne peut guère laisser subsister d’éléments nutritif. Ces fruits n’avaient plus d’âge, ni plus d’intérêt alimentaire.

Faut-il prouver pour convaincre ?

Aujourd’hui, les produits de la ruche connaissent un regain d’intérêt. Il a fallu, pour cela, que des laboratoires analysent les composants, au demeurant extrêmement complexes et diverses, contenus dans le miel, le pollen et la propolis pour que leur popularité soit réhabilitée.

Cinq millénaires d’usage dans l’alimentation, la cosmétique et même la médecine traditionnelle n’arrivaient plus à nous convaincre de leurs bienfaits…

Aujourd’hui est crucial de proposer et poser des actions en faveur d’une agriculture bien pensée. En montrant par l’épreuve des faits (qui sont d’ailleurs mesurables scientifiquement, mais pas seulement…), qu’il est primordial de redéployer une agriculture de savoir-faire et de proximité.

L’esprit du cueilleur-chasseur n’est pas périmé

Les  cueilleur-chasseurs, nos ancêtres dont nous avons hérités la plus grande part de notre code génétique, avaient manifestement cultivé l’intelligence de leur approvisionnement alimentaire. Cet aspect est toujours aussi crucial de nos jours. Ne perdons pas cet état d’esprit salutaire !

L’un des aspects spécifiques (Il y en a bien d’autres…) de l’élevage des abeilles est qu’il conduit à coopérer avec des animaux que l’on dit « domestiques », alors que l’on a domestiqué seulement leur habitat. En fait, les abeilles restent, malgré tout, des insectes « sauvages », qui peuvent, certes, tolérer (d’autres diraient : apprécier) la présence humaine, que sous certaines conditions. Comme tout animal sauvage.

Philosophiquement parlant, le développement assez complexe et compliqué de l’agriculture dominé par des enjeux sociaux, économiques et politiques, parfois contestables, a introduit un biais dans la compréhension d’un rapport « sain » avec la nature.

Pour faire simple, l’homme n’a pas du tout intérêt à dominer la nature, mais plutôt à continuer à en faire sa précieuse et indispensable alliée.

Yves Robert     www.culturenature71.com

(*) « Il y a 40 000 ans, au Paléolithique, les hommes de Cro-Magnon mesuraient 183 cm en moyenne c'est-à-dire beaucoup plus que notre taille moyenne actuelle.

Il y a 10 000 ans, au Néolithique, notre espèce était plus petite (soit 162,5 cm en moyenne). Changement climatique mondial, nouveau régime alimentaire et ses corollaires (malnutrition...) sont probablement à l'origine de ce rapetissement. »

http://www.hominides.com/html/dossiers/evolution-homo-sapiens.php

 
Prendre soin en commun des abeilles

Les abeilles appartiennent à elles-mêmes

 Sauvages par nature, les abeilles appartiennent à notre environnement, dont elles subissent le sort : la dégradation accentuées de leurs conditions de vie, depuis seulement quelques décennies. Simplement parce qu’elles dépendent, dans les zones dominées par les modes de vie modernes, de ressources végétales raréfiées, chaotiques et contaminées.

Et leur sort ne fait qu’anticiper de très peu dans le temps le nôtre… Notamment parce qu’elles assurent la pollinisation, c’est-à-dire un processus crucial de notre production alimentaire. C’est le message de bon sens qui a permis d’attirer l’attention sur leur sort.

C’est une espèce sentinelle à plus d’un titre : illustrant le sort réservé à l’ensemble des espèces animales et permettant de saisir simplement notre folie collective destructrice.

Elles ne nous appartiennent pas, pas plus que l’ensemble des êtres vivants avec lesquels nous partageons si mal la cohabitation sur Terre.

 Couper court aux efforts collectifs destructeurs

 L’orientation destructrice des projets collectifs contemporains est dorénavant un état de fait choquant mais commun.

Il n’y a plus guère de sophistes pour défendre l’idée que le progrès est dans la destruction. C’était faire l’apologie de l’ignorance et du non-respect du vivant autour de nous; mais aussi –ce qui est non moins choquant – en nous-mêmes.

Monde intérieur et monde extérieur sont en continuité évidente, issus l’un de l’autre et en total interconnexion. Il serait bien temps de renoncer à maintenir nos efforts pour couper ce lien vital entre notre intériorité et nos actions. Et, ce faisant, rompre le consentement absurde autour de projets collectifs hyper nocifs dans lesquels nous nous trouvons tous incités à apporter notre contribution.

Le coût extérieur – la dégradation de notre environnement et de nos relations – a son pendant moral : le renoncement à une vie pleinement humaine.

 Mettre des mots sur les maux… et renaitre à la conscience de ce qui vaut la peine d’être vécu

 Privés d’un contact direct avec les abeilles, la plupart d’entre nous dépendons des témoignages de celles et ceux qui les côtoient plus régulièrement.

L’économie agricole cumule tous les paradoxes. Le non-sens de la pression économique y culmine, en exigeant une rentabilité qui détruit son propre « outil de production » ! C’est là où l’on comprend le plus simplement du monde comment l’économie précipite sa propre perte…

Il a fallu un long et cruel chemin d’insensibilisation pour y mener, exigeant la rupture consommée du lien intellectuel et sensible avec l’environnement. Il s’est trouvé que cela n’a pu se faire complètement en apiculture, notamment ; où ni la mécanisation, ni la financiarisation, ni la réglementation n’ont réussi à couper définitivement l’individu de la réalité vivante.

L’apiculture est aujourd’hui une économie paupérisée, - comme tout ce qu’il reste de l’agriculture paysanne - mais est, en même temps, un des symboles d’une certaine résistance. Et, le témoignage d’une responsabilité, notamment environnementale et sociétale, à laquelle plus personne ne peut échapper décemment.

 Défendre un bien en commun

 Les abeilles constituent un bien commun autour duquel la mobilisation se construit et s’organise. Sauvages et tellement sympathiques, les abeilles n’ont pas leur pareil pour nous faire voir le monde autrement !

D’abord, chacune et chacun d’entre nous peut devenir l’avocat de leur cause, en développant une plaidoirie appropriée au public auquel elle est destinée.

Trop de personne sont éduquées dans l’idée que l’on peut tout exiger des humains et le la nature. Le naufrage de notre environnement – mesuré objectivement – qui précipite celui des abeilles atteste qu’il n’en est rien. Il y a des principes à intégrer – notamment ceux du vivant – pour entreprendre des projets légitimement.

Cela veut clairement dire que nous nous en sommes bien éloignés. Respect, réciprocité, interaction intelligente sont de mise dans les relations humaines et avec l’ensemble des êtres vivants.  Porter de l’attention à ses valeurs universelles réveille notre sensibilité enquilosée, secoue notre intelligence arrogante et ravive nos espoirs.

 Modestement ré-apprendre

 Il s’agit d’abord de comprendre que la vie a de plus en plus de mal à s’épanouir dans les environnements hostiles que nous créons de toute pièce.

Avant de reconquérir un nouvel art de vivre, il y a une étape, qui est celle de la prise de conscience. Certains la disent douloureuse, moi je la vois plutôt bienfaisante !

Pour agir en faveur des abeilles, il convient d’abord de  rechercher ou restaurer un coin tranquille, une zone moins perturbée. Cette quête est déjà une aventure en soi! On la mène avec le regard d’une abeille. Je dois avouer que je trouve autrement plus « fun »  le monde coloré, diversifié et débordant de vie qu’affectionnent les abeilles que celui morne et aseptisé des plaines industrieuses. Le monde des abeilles, c’est celui de la « Contrée » dans le « Seigneur des anneaux » ...

Il s’agit ensuite de nous défaire de notre état d’esprit interventionniste, de savoir un peu (pas mal, même) lâcher prise. Une vraie thérapie !

Ce sont les abeilles qui mènent la danse. Mais, il faut bien finir par admettre qu’elles savent ce qu’elles font. Et, nous (ré)apprenons, grâce à elles.

En nous mettant à la place d’une abeille, cela devient très facile à comprendre. Le but est de réaliser que nous sommes tous, indirectement en interaction avec elles.

Cela devrait permettre de nous défaire, définitivement, de pratiques absurdes, comme tondre, faucher ou tailler une pelouse, une prairie ou une haie en pleine floraison…Bref, dépenser temps et énergie et détruire de la vie, alors qu’il serait tellement plus simple et agréable de nous en dispenser !

 
 
 
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Le pollen:

Les bienfaits de ce produit de la ruche sont à découvrir, particulièrement à la saison hivernale. Le pollen, au même titre que la propolis et la gelée royale, est un produit de la ruche aux multiples bienfaits.

Le pollen est, comme le miel, une substance naturelle aux propriétés reconnues. Les allergies rencontrées de temps en temps sont causées par la respiration de pollens qui « flottent » dans l’air, et non par le fait d’en manger ! Les pollens récoltés par les abeilles (pollens entomophiles transportés par les insectes) n'ont rien à voir avec les pollens transportés par le vent (pollens anémophiles) qui sont à l'origine des manifestations allergiques respiratoires.

Le pollen est un fortifiant naturel et un puissant antioxydant.
Il est riche en vitamines du groupe B, en minéraux (calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, soufre), en protéines, en acides aminés essentiels et en enzymes.

Il a aussi pour propriétés de protéger la Flore intestinale car il contient des levures et des ferments lactiques.

Le pollen est un fortifiant naturel et un puissant antioxydant.

Il est riche en vitamines du groupe B, en minéraux (calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, soufre), en protéines, en acides aminés essentiels et en enzymes.

D’après http://naturopathie-et-plantes.e-monsite.com/pages/les-bienfaits-de-la-ruche/bienfaits-du-pollen.html :

« le pollen agit "en profondeur" très progressivement, et qu'il faut souvent de 2 à 3 semaines pour commencer à en ressentir les effets. Mais de la même façon, les effets d'une cure se prolongent plusieurs semaines après son arrêt.

Les doses moyennes journalières conseillées pour le pollen en pelotes naturelles sont les suivantes :

• Chez l'adulte : - 15 à 20 g en cure d'entretien. - 30 à 40 g en dose de charge ou d'attaque. • Chez l'enfant : - 4 à 8 g de 3 à 6 ans, 8 à 12 g de 6 à 12 ans « 12 à 15 g de 12 à 16 ans »

Le  pollen frais est aussi disponible en pot mélangé avec du miel : « Miel et Pollen »

Quand les abeilles sont un repère pour les dérives de notre civilisation

Une vieille sagesse :

Comment les abeilles, « vieilles » de quelques millions d’années, pourraient-elles témoigner des difficultés d’une civilisation aussi « moderne » que la nôtre ?

Force est de constater que c’est dans les zones géographiques où la modernité a le moins progressée que les abeilles vivent le mieux.

En France, le témoignage de mes collègues apiculteurs est unanime : c’est en montagne et en zones non cultivées intensément que la pratique de cette activité est la plus aisée et reste à peu près viable économiquement. Dans le reste du monde, c’est aussi dans les pays les plus à traine de l’économie mondiale, que l’élevage des abeilles est resté le plus prometteur. A ce titre, l’exemple de Cuba est remarquable. Coupée de l’approvisionnement en pesticides par la chute du régime communiste en Union Soviétique et le maintien du blocus commercial américain, son agriculture a réappris à faire sans pesticide. L’agriculture cubaine est la preuve contemporaine que c’est non seulement possible, mais très bénéfique. L’élevage des abeilles y est d’une prospérité aujourd’hui insolante. Cette prospérité était celle de l’apiculture française, dans les années 60, avant les retombées implacables du développement massif des procédés agricoles industriels.

Un regard critique :

Cela voudrait-il dire que si les abeilles disposaient du droit de vote, elles voteraient unanimement contre le « progrès » ?

Cette forme de progrès, certainement ! Pourtant les abeilles, elles-mêmes, ont opéré, notamment au sein de l’espèce Apis mellifera mellifera (l’abeille qui produit le plus de miel) des évolutions remarquables, sur une échelle de temps qui, bien sûr, est la leur. Insectes des pays tropicaux, les abeilles se sont adaptées aux rigueurs des climats continentaux, au prix de l’apprentissage de la vie en sociétés très développées.

Cette histoire de développement de l’espèce (l’aurez-vous remarqué ?) n’est  pas si étrangère à la nôtre. L’acquisition, unanimement reconnu chez l’homme « moderne » (Au moins pour celles et ceux qui en bénéficient pleinement…) de plus de confort matériel, s’est-il accompagné de relations plus intelligentes au sein des sociétés humaines et avec les environnements qui les accueillent ?

L’espèce Apis mellifera melliera est parvenue à progresser intelligemment ; serait-ce si difficile pour l’espèce Homo sapiens sapiens, à laquelle j’appartiens ?

De qui avons-nous besoin ?

Ce ne serait peut-être pas si grave que les abeilles disparaissent, si nous pouvions estimer que nous n’en avons pas (plus) besoin ?

Il suffit de regarder ce qui se passe pour l’apiculture et l’agriculture des pays développés et le coût de la pollinisation manuelle des productions fruitières dans les zones ne disposant plus d’abeilles, pour réaliser que ce « progrès » nous précipite en pleine régression économique. Un service gratuit rendu par la nature prend soudain les allures de facture exorbitante pour le plus indispensable des secteurs de production : l’alimentation !

Avons-nous grand besoin des abeilles, insectes discrets et modestes, pleinement engagés dans les processus du vivant, mais difficilement apprivoisables (donc privatisables…), et, qui dispensent totalement gratuitement des bienfaits incommensurables ? Ou bien, avons-nous des besoins insatiables aux yeux desquels tout peut être sacrifié, y compris l’équilibre « économique » de la biosphère, dans laquelle nous respirons gratuitement, mangeons à moindre coût ? (Pour encore combien de temps ?...)

Indécente gratuité :

Cette gratuité semble faire injure à un mode de fonctionnement qui s’est installé depuis de longues dates dans les principes d’échanges au sein de certaines sociétés humaines. Le triomphe de l’efficacité et de la vénération des chiffres, sur celui des valeurs humaines, en a permis l’hypertrophie.

La marchandisation n’a plus de limites morales, aujourd’hui. Les colonies d’abeilles sont vendues pour polliniser des monocultures industrielles, où l’usage systématique des pesticides et l’absence de diversité alimentaire (pollen insuffisamment nutritif) condamnent ces bataillons d’abeilles à mourir, plus ou moins rapidement. Cette violence exercée sur des êtres que l’on considère « inférieurs » est celle qu’exercent des agents économiques, qui sont eux-mêmes soumis, sans relâche, à la pression perpétuelle de la croissance économique sans fin.

L’énoncé même de la situation en dévoile tout le pittoresque ! Un dieu improbable (celui de la financiarisation des économies, dieu aux pieds desquels tous les systèmes mondiaux, économiques, politiques et sociaux,  se soumettent) ; qui  ne résiste pas très longtemps au  premier effort sincère de pensée humaine critique. Ce « cieu » dévoile tout son côté obscure, quand on ne peut que constater, qu’il est totalement hostile au maintien de l’économie de la Nature dont notre vie dépend.

Savoir être indispensable :

A force de générosité et d’ingéniosité, les abeilles ont su se rendre indispensables ; et, cela, malgré tous les progrès accélérés de la science et des techniques.

Sans doute, le défaut majeur de la marche actuelle du progrès technique, est de forcer le pas, à tel point que ses applications, non évaluées, en deviennent hautement in-sécurisantes et ridiculement contre-productives. De nos essais-erreurs peuvent sortir des progrès incontestables. C’est l’état d’esprit avec lequel est mené le constat qui déterminera alors le succès des conséquences tirées.

Il semble toujours plus mal aisé de traiter avec intelligence les déficiences  de nos civilisations modernes, au fur et à mesure où elles se généralisent, développant, à grande échelle, des oppressions et souffrances dignes d’un autre âge de l’humanité. Leurs effets sont tellement gigantesques et leurs imbrications tellement fortes, que nous osons à peine poser les yeux dessus. Les stratégies perdantes de la « modernité », qu’une espèce compagne de la nôtre pointe joliment de son dard (plus bienveillant que menaçant) sont, néanmoins, notre lot.

Si nous héritons des conséquences des erreurs de nos ainé(e)s et de celles et ceux qui imposent leur pouvoir arbitraire, n’héritons pas de l’état d’esprit de ces erreurs ! Faisons avec le meilleur (la pensée critique, qui est une responsabilité humaine) en extirpant le pire (la soumission, qui est la négation de soi ).

 
Parainage de ruches
Un toit pour les abeilles

www.untoitpourlesabeilles.fr

Sauvegarde des abeilles
Soutien à l'apiculture

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Le travail de la cire
 
Miels non chauffés
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