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Bourgogne du Sud
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Initiation à l'apiculture Bio par la pratique
abeilles

"Les abeilles sont fascinantes et très attachantes"
Installer une ruche permet d'améliorer la pollinisation, de récolter du bon miel et d'agir concrètement en faveur de l'écologie.


week-end Initiation à l'apiculture Bio par la pratique

 Samedi et dimanche 29 et 30 juin 2019

 Lundi et mardi 15 et 16 juillet 2019

Jeudi et vendredi 19 et 20 septembre 2019

Thèmes abordés : connaissance de la colonie d’abeilles et de son fonctionnement, les principes de base de l’apiculture bio, caractéristiques de la ruche Warré, principales interventions au rucher. Mise en pratique : découverte des abeilles, observations et ouverture d'une ruche, découverte de la flore mellifère.

Mode de participation : Réservation: 0687149066
180 € pour le week-end 
260 € pour un couple (Possibilité de paiement en deux fois  Repas tiré du sac
Si vous ne pouvez pas disposer d'une tenue d'apiculture, nous en mettons à disposition quelques tenues.

Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

 

Rendez-vous au Jardin à la Chapelle-sous-Brancion le samedi 8 juin 2019 à 14h Salle des Fêtes

Une ruche au jardin?

Intervention de Yves Robert, apiculteur, formateur et auteur

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Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré
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Prenez soin des abeilles

S’intéresser aux abeilles est une façon de se rapprocher de la nature. Adopter la ruche Warré permet de mieux tendre l’oreille vers ce qu’elle a à nous dire.

 Ce livre apporte une information complète et illustrée pour débuter dans la conduite de ruche Warré.

Tous les sujets sont traités avec pédagogie, précision… et bienveillance. Un guide pour ce lancer facilement!

Stage de conduite de ruches Warré
ruches warré

Lundi 6 mai 2019         Essaimage et méthode de multiplication

Mardi 5 juillet 2019         Récolte de miel

Vendredi 26 juillet           Mise en hivernage

Mode de participation :

Réservation : 0687149066
50 € par demi-journée – 180 €  pour quatre demi-journées (Possibilité de paiement en deux fois)

Votre règlement par chèque est à libeller à l'ordre de Yves Robert à notre adresse: 3c rue du lieutenant Bonnet 71240 Sennecey-le-Grand. 

Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

Abeilles recherchent gite désespérément
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 L'essaimage est un phénomène naturel et irrépressible: c'est la manière dont l'espèce assure sa pérennité. Une colonie d'abeilles finit toujours par disparaitre pour différentes causes: hivers trop rigoureux, baisse trop importante de population, mort accidentelle de la reine... C'est pourquoi une colonie prospère se divise en deux: l'une reste sur place, l'autre part à la recherche d'un nouveau gite.

La rareté des gites naturels pour les abeilles, obligent celles-ci à "squatter" nos bâtiments: conduit de cheminée, embrasure de fenêtre, faux plafond... regard d'évacuation, etc. Et, il ne sera pas aisé du tout de les y déloger!!!

La période habituelle d'essaimage se situe entre mi-avril et fin juin.

 
Apiculture douce

 Avant d’évoquer quelques aspects de l’apiculture douce, il serait dommage de ne pas indiquer dans quelle perspective s’inscrit cette pratique.

 Pour commencer, il n’est pas inutile de lever la confusion communément faite entre quantité et efficacité : les productions à échelle humaine ne seraient pas efficaces, lors que les grande le serait beaucoup plus…

 L’efficacité :

L’agriculture produit aujourd’hui de grande quantité avec une inefficacité incroyable. A grand renfort de mécanisation et de chimie, elle mobilise une débauche de moyens matériels, consomme de l’énergie de manière pléthorique (1) et pollue et détruit de manière considérable.

On voit bien qu’utiliser de gros moyen n’implique pas vraiment d’être efficace, quand on s’y prend très mal…

 Force et douceur:

Les démonstrations de forces à l’égard des autres et de la nature sont, dans ce cas, un avoeu d’incapacité à agir de manière appropriée.

Cette « force » est une grande faiblesse. Faiblesse de maitrise du sujet, faiblesse de maitrise de soi…

Se féliciter de recourir à la force est une grave erreur, encore couramment commise et trop peu souvent dénoncée.

Cette force non maitrisée, qui engendre des dégâts, aujourd’hui, gigantesques (2)

Loin d’être une faiblesse, comme cela est trop souvent sous-entendu pour ne pas à avoir à remettre en cause l’usage humain injustifié de la violence, la douceur est la force.

Elle permet de vivre de manière opportune en interaction avec les autres et la nature ; et, d’être autrement plus efficace !

 Acquérir du métier :

Il n’u a pas de raison d’être agressif avec les abeilles, sinon de très mauvaises !

Cela suppose, sans doute, d’acquérir du savoir-faire, du métier.

Mais, cette perspective semble avoir échappé à notre précipitation, au court-circuitage de l’apprentissage, qui mène de la connaissance et l’action.

La seule action valable semble rester celle qui consiste à « faire du chiffre », en manipulant des moyens, des clients et les leviers d’une activité, dont le savoir-faire échappe…

Les abeilles sont, cependant moins manipulable que les êtres humains. Quand elles en ont marre, elles le font clairement savoir !

 L’enfumage (3):

Pratique parfois trop lourdement utilisée an apiculture, elle a une mauvaise presse. Car, elle est couramment pratiquée dans le domaine social, toujours par manque de maitrise de son sujet...

Pour revenir aux abeilles, l’enfumage de la ruche laisse des traces !

Les miels récoltés sauvagement ont un goût prononcé de fumée, qui dénature celui du miel.

Pour chasser les abeilles au moment de la récolte, il y a des manières douces plus appropriées.

 La tenue de protection :

Elle ne doit pas être un alibi pour procéder en force.

Il s’agit en effet d’être protégé au cas où une difficulté apparaitrait, pas de donner l’occasion de semer la panique dans le rucher, sans en subir trop les conséquences directes.

A partir du moment où les abeilles ont repéré un comportement hostile, l’intrus ne sera visé par les gardiennes qui ont pour tâche de le dissuader, de l’éloigner ou, s’il insiste vraiment lourdement, de le neutraliser.

 Interagir avec les abeilles :

Malgré la domestication de leur habitat par les hommes, les abeilles, sympathiques et remarquables insectes, ont conservé tout leur caractère sauvage ! Pour débuter en apiculture, de bonnes bases sont indispensables ; elles permettent ensuite de progresser dans la pratique. L’apiculture est un art qui s’acquière dans la durée, en apprenant des abeilles elles-mêmes : en développant son sens de l’observation.

 "Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré » Auteurs: Yves Robert et Aurélie Jeannette (photographie), éditions Terre Vivante dans la collection: Facile et Bio disponible début avril 2019.

https://www.youtube.com/watch?v=MzSEKLyLuUU

 

(1)  Pierre RABHI a montré qu’il faut 10 calories énergies pour produire 1 calorie alimentaire.

(2)  L’agriculture industrielle favorise la monoculture, ce qui entraîne l’appauvrissement de la biodiversité, la destruction d’écosystèmes naturels et complexes et la disparition des abeilles et autres insectes pollinisateurs, dont dépendent pourtant les deux tiers de nos cultures.

La mécanisation, l’agrandissement des parcelles et l'utilisation de produits phytosanitaires ont aussi changé le métier de paysan. Nous sommes passés d’une agriculture familiale à une agriculture industrielle monoculturale, dépendante des industries agrochimiques et nécessitant moins de main-d’œuvre (les agriculteurs ne représentent plus que 3,4 % de la population active française).

Perte de biodiversité et de savoir-faire - https://www.greenpeace.fr/

(3)  Il peut être opportun d’utiliser l’enfumoir pour prévenir les abeilles et éventuellement les chasser.

Saison 2019

Ruche peuplée : 300 € *

 La ruche peuplée comprend :

-        un essaim avec une reine de 2019 sur une hausse minimum (soit 8 cadres minimum), 1 plancher grillagé, 2 éléments, 1 couvre-cadres, 1 toit métallique

Essaim de saison: 150 € *

 Essaim sur 8 cadres minimum.

 Le développement de nos essaims est contrôlé pendant au moins un mois avant leur livraison.

Les essaims de la saison ne sont pas destinés à produire du miel cette année. Ils sont destinés à être hivernés pour former de belles colonies à la saison suivante.

Nous vous proposerons une date fin mai/début juin, en fin d'après-midi, pour venir chercher votre ruche peuplée ou votre essaim

Colonie sortie d’hivernage sur cadres Warré: 310 €

Colonies ayant hivernée sur 16 cadres avec une reine de 2018.

 Réservation: yvrobert2000@yahoo.fr

* Versement d'un acompte de 40 % à la commande

En images: livraison essaim et ruche peuplée
en Saône-et-Loire
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début juin
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dans notre rucher
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essaim développé sur un corps Warré
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transfert des cadres et des abeilles dans la ruche du client
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fourniture d'une ruche peuplée
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Remerciements à Marie-Thérèse et Alain
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Vous pouvez soutenir notre action grâce au parrainage de ruches
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"Depuis quelques années, la population d'abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale dans certaines régions du monde.
En butinant l'abeille participe à la pollinisation de plus de 80% des plantes à fleurs.
Sa disparition serait une véritable catastrophe pour la nature et l'être humain." Un toit pour les abeilles


A l'initiative de notre partenaire Un toit pour les abeilles, si vous êtes un particulier ou une entreprise, nous vous proposons de participer activement à la sauvegarde des abeilles en parrainant une ruche.

Pour cela, rendez-vous sur le site: www.untoitpourlesabeilles.fr/  Vous y trouverez toutes les informations utiles; et, dans la rubrique Réservez votre ruche, la démarche pour devenir parain ou maraine d'une de nos ruches.
 
Les abeilles et les principes du vivant
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Qu’est-ce que nous découvrons au contact des abeilles?

 Cet article se penche sur les aspects des principes du vivant mis en œuvre par les colonies d’abeilles mellifères. C’est une source à la fois d’étonnement et d’inspiration.

 Une parfaite connaissance de leur environnement

 Les abeilles sont expertes en prospection de leur environnement, grâce à une organisation originale et collectivement optimisée.

Les butineuses, chargées de rapporter à la ruche les provisions se comptent en milliers dans une colonie d’abeilles mellifères. Si toutes partaient dans n’importe quelles directions pour remplir cette mission cruciale, il y aurait une grosse dispersion des efforts.

 C’est malheureusement un peu ce que proposent nos sociétés aujourd’hui : l’absence de coordination. L’économie impose des contraintes à tous; mais ne propose aucune coordination pertinente. C’est le chaos, un gaspillage considérable d’énergie.

Et, surtout, nos sociétés mercantiles se sont trop longtemps désintéressées de leur environnement. Il a fallu de violents retours de bâtons pour en pointer l’aberration.

 Dans chaque colonie d’abeilles, des butineuses expérimentées se consacrent à la prospection de l’environnement ; et, rapportent le fruit de leurs investigations à l’ensemble de leurs congénères. Le travail de toutes s’en trouvent allégé et la performance globale de l’activité considérablement renforcée.

 La réciprocité avant les autres êtres vivants

 Les abeilles dépendent pour leur alimentation des plantes à fleurs, dont elles prélèvent le nectar et/ou le pollen. Elles assurent en échange leur prospérité, par le service de pollinisation qu’elles assurent ou contribuent à optimiser.

 Prélever sans souci de renouvellement est la façon de faire qui s’est généralisée dans les activités humaines matérielles. Il n’y a pas plus mauvais comme manière de faire ! C’est un manque ahurissant de discernement des enjeux de fond  et de respect pour les sources de notre prospérité, qui sera à ce rythme de bien courte durée!

 Les plantes à fleurs se sont multipliées augmentant la base d’alimentation des abeilles et la prospérité des colonies, qui ont pu sans dommage conquérir de larges territoires.

Leur démographie a évolué avec la consolidation des ressources de leur environnement.

On ne peut en dire autant, malheureusement, actuellement du développement de l’espèce humaine !...

 Le respect des activités de chacune dans la colonie

 Dans la colonie, les activités sont multiples, de l’entretien du logis aux soins apportés aux jeunes abeilles, du stockage des ressources et réserves à leur approvisionnement.

Mais, il n’y a aucune hiérarchie entre toutes ces tâches. Toutes y apportent leur contribution et de manière équilibrée.

 On n’en dira pas autant des activités humaines, arbitrairement et stupidement, hiérarchisées. Les activités les plus indispensables, sont mêmes trop souvent les plus mal considérées. Le dédain pour certaines tâches démontre la bêtise, l’irresponsabilité ou le désinvestissement de nos classes dirigeantes, quand ce n’est pas les trois à la fois.

 Les butineuses, certes plus expérimentées respectent la mission des magasinières qui les déchargent de leurs provisions en fonction des priorités des besoins et des disponibilités de stockage de la colonie. Les butineuses connaissent cette tâche qu’elles ont, pour la plupart, accomplie avant d’être butineuses.

Mépris du travail des autres et inexpérience concrète dans les tâches collectives sont trop souvent valorisés dans notre désorganisation sociale.

 Une prise de décision transparente

 Dans la ruche, les décisions  sont par le fait réparties; les compétences de chacune étant stimulées, et, simplement et logiquement reconnues. Pas de suspicion dans une colonie d’abeilles, pas de caïds, pas de maitres.

La « reine », qui n’est en réalité qu’une mère pondeuse, ne décide pas pour les autres. Elle est précieuse, car unique ; mais ne décide pas sur les sujets qui ne la concernent pas, surtout des décisions où ses intérêts seraient passés au second plan, dans l’intérêt de la collectivité.

C’est le cas pour l’essaimage qui oblige la « reine » à faire un peu de sport, pour retrouver ses capacités à voler.

 Nos structures sociales hiérarchiques font la part bien trop belle au décideur qui défend avant tout, et de plus en plus exclusivement, ses intérêts particuliers. L’actualité des régimes autoritaires et des scandales à Répétitions illustrent trop largement cet égarement.

 De telles prises de pouvoir n’existent pas dans le vivant, car elles remettent en cause la pérennité de l’espèce.

 N’est-ce pas, d’ailleurs, ce à quoi est aujourd’hui confrontée l’humanité : sa survie à termes, suite à la persistance idiote et tragique de l’enchaînement de prises de décisions contraires à l’intérêt général ?

 
Parrainage Oropolis (Merck Médication Familiale)
Parainage
Beauté du rucher au verger au printemps
Rucher et verger
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Abeilles et pollinisation
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Verger et abeilles
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Sérénité au rucher malgré l'orage eu loin
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En ce début de printemps, une abeille a quelque chose à vous dire
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Au printemps, les buissons sont en fleur. Depuis quelques jours, une abeille qui a passé tout l’hiver à se tenir chaud en compagnie de ses congénères sort pour prospecter les environs de la ruche, alors que les températures sont encore très fraîches. Il lui faudra être vigilante, car à 8°C les muscles de ses ailes s’engourdiraient et elle ne pourrait plus rejoindre sa colonie.

Les périodes d’ensoleillement sont encore courtes ; elle ne dispose que de quelques heures pour apporter la bonne nouvelle de fleurs éclosent, proposant soit nectar, soit pollen pour reconstituer des provisions bien basses en cette fin d’hiver. Elle est l’une des plus âgées et des plus expérimentée de la colonie. Le sort de plus de dix mille autres abeilles de la ruche repose sur les résultats de la prospection des quelques dizaine d’éclaireuses comme elle.

Hier en survolant une zone enherbée, elle a repéré quelques fleurs éparses de pissenlit, qui sont de très bon augure. Aussi, cet après-midi, en y retournant, qu’elle n’est pas sa stupéfaction : plus aucune fleur en vue !... La nature est-elle devenue folle ? Des fleurs la veille, plus de fleurs le lendemain ... « Je commence à perdre la tête » se dit-elle en doutant de la qualité sa mémoire en ces temps de stress post-hivernal.

Que pourrait lui dire le propriétaire de la pelouse, qui a décidé de faire comme ses voisins : tondre sa pelouse, qui n’avait pas cinq centimètre de pousse et quelques jolies fleurs printanières ?

Elle ne connait pas le propriétaire de cette pelouse qui aurait pu approvisionner sa colonie… Elle poursuit un peu plus loin sa recherche.

Une fois survolés les toits des maisons, il n’y a presque plus aucun repère visuel à perte de vue. Sur une telle immensité de terre, il n’est pas possible qu’il ne s’y trouve pas quelques fleurs écloses ; peu importe si leur pollen est ou non suffisamment riche en acides aminés indispensable à la croissance des jeunes abeilles. Notre abeille saura se contenter d’une source de moindre qualité.

Elle se presse, s’arrête sur un bouquet de fleurs un peu passées. Il devrait y en avoir de nombreux bouquets à tous les stades d’éclosion sur cette ligne d’arbustes bizarrement déchiquetés. La haie – ce qu’il en reste – a reçu, cette fin d’hiver, la visite peu experte d’un engin qui l’a taillée à raz et bien au carré.

Le soleil décline ; il est temps de rentrer à la ruche, le cœur un peu serré.

 
Les abeilles et les hommes
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L’abeille européenne (Apis mellifera mellifera) venue d’Asie à la faveur du réchauffement postglaciaire a progressivement conquis l’aire occupée par les forêts de feuillus (tilleul, hêtre, chêne, merisier, noisetier…) en s’adaptant de manière exceptionnelle au froid hivernal.

Elle est la plus répandue et la plus connue des milliers d’espèces d’abeilles existant dans le monde et présentant des variations nombreuses de morphologie et de comportement. Leur point commun est leur régime exclusivement végétarien et leur symbiose avec les plantes à fleurs dont leur assurent la reproduction et la diversification depuis des millions d’année.

  De la cueillette à l’élevage

Les hommes ont commencé à « voler » le miel dans les colonies d’abeilles établis dans la nature, imitant d’autres mammifères prédateurs naturels des abeilles (ours, blaireaux…)

Cette « cueillette » pouvait être destructive pour la colonie, car il n’était guère aisé de prélever le miel sans détruire les abeilles défendant leurs provisions. Les hommes ont progressivement  envisagé de favoriser l’implantation de colonies dans les arbres dont ils avaient, sinon la propriété, au moins la gestion ; d’abord dans des cavités creusées à cet effet dans des troncs d’arbres vivants ou morts puis progressivement dans des contenants en bois, en paille ou en poterie, disposés à l’abris des prédateurs.

La récupération d’essaims naturels et leur installation dans des ruches plus ou moins rudimentaires a longtemps constitué le seul geste d’élevage. L’apiculture s’est largement développée dans l’Antiquité sur tous les continents dans un creuset de culture regroupant mythes, poésie et observations.

Au Moyen-Age, miel et cire constituent des ressources de grandes valeurs. Les monastères et les ecclésiastiques  vont contribuer au développement de l’apiculture moderne. Elle est issue de progrès et découvertes remontant à l’Antiquité, développées et  exploitées à la faveur de l’énorme essor économique de l’Occident moderne.

L’abeille européenne, la plus mellifère au monde, a été exportée sur les autres continents, supplantant au moins partiellement les espèces indigènes.

  Des bienfaits appréciés depuis des millénaires

 Le miel fait partie de la pharmacopée millénaire des grandes civilisations du monde entier : de la Chine à l’Amérique. En Egypte vers -1600 av JC, Il était utilisé comme baume antiseptique pour soigner les plaies. La propolis entrait dans  la composition des produits d’embaumement des défunts.

Les Romains consommaient une eau miellée, nommée oxymel. Différentes recettes d’hydromel sont encore en usage sur tous les continents.

Les exceptionnelles propriétés de la gelée royale ont été redécouvertes. A la faveur des procédés modernes de congélation, le pollen frais connait un regain de consommation.

 Abeilles en péril

Comment ce peut-il qu’une espèce à la capacité d’adaptation et à la longévité exceptionnelle - et qui est source d’autant de bienfaits pour la nature et l’homme,- puisse être aujourd’hui en péril ?

Les effets sur l’environnement des activités humaines ont atteint une capacité de destruction alarmante. Les espèces végétales et animales disparaissent à un rythme accéléré particulièrement depuis ces cinquante dernières années. Il appartient donc à l’homme de travailler à rétablir un équilibre naturel aujourd’hui rompu par une emprise écologique non maitrisée.

L’apiculture à la pointe d’une agriculture bien pensée

Moindre diversité et qualité nutritionnelles

Il y a une réalité assez déconcertante que les paléontologues et archéologues ont mise à jour : quand l’homo sapiens est passé du régime chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur, sa santé en a largement pâtit.

Il y a un fait objectif : la taille moyenne de l’homo sapiens a diminué brusquement chez toutes les peuplades, à tous les endroits du monde, lors de ce changement de régime de vie(*). Et, des pathologies nouvelles sont apparues.

Pourtant ce changement régime de vie a été tout de même global et irréversible.

Même si nous disposons, dans certaines zones géographiques du globe, grâce à l’agriculture, d’une grande diversité de nourriture (ce qui n’était pas le cas au tout début de l’agriculture), il est utile de nous demander en quoi les produits de l’agriculture et leur transformation satisfassent nos besoins nutritionnels ?

Car cela ne va pas de soi. En effet, l’histoire de nos lointains ancêtres prouve bien qu’il y a d’autres enjeux que nutritionnels qui gouvernent le développement de l’économie agricole.

Les produits de la nature 

Il n’y a aucun produit naturel qui puisse se conserver dans son état naturel, sauf le miel. C’est ce qui a fait son succès dans toutes les grandes civilisations.

D’une part, le miel contient une teneur en eau suffisamment faible pour se conserver sur une longue durée. D’autre part, il contient des agents naturels anti fongiques et anti bactériens.

Cette exception, ce miracle, nous le devons aux abeilles, qui produisent elles-mêmes leur propre nourriture par transformation enzymatique du nectar des fleurs, qui est déjà un produit très rare, qui serait né de la symbiose entre pollinisateurs et plantes à fleurs. Les pollinisateurs facilitant la fécondation des fleurs ; les plantes ont développé un moyen de les attirer.

Nous sous-estimons grandement, aujourd’hui, la valeur des produits de la nature, face à la démesure de notre technologie dans le domaine de l’agro-alimentaire.

Produits frais ou produits transformés

Si le miel peut être considéré comme « frais » sur une assez longue durée de conservation, il est l’exception en matière de produits agricoles. Tous les denrées naturelles fraiches sont soumises au dépérissement  assez rapide, si elles ne sont pas transformées ; certaines exigeant un suivi sanitaire particulièrement vigilant.

Nous sommes donc face à l’alternative de les consommer frais ou de les transformer. Alors se pose deux problèmes : celui de disposer d’un indicateur d’état de fraicheur des produits ; et, l’autre ne pas altérer trop la qualité des produits lors de leur transformation.

Pour les miels, il existe un indicateur de leur état de « fraicheur » : c’est le taux de HMF. Il évolue avec la dégradation des sucres dans le temps. Il peut être aussi considéré comme un bon indicateur de la dégradation concomitante des produits actifs que contient le miel.

Les facteurs qui influencent l’évolution du taux de HMF sont connus. Il s’agit particulièrement des changements de températures trop répétés ou trop élevés ; et, bien sûr du temps. C’est ainsi que des miels enfermés dans des amphores romaines étanches échouées au fond de la mer se sont « conservés » mais sont impropres à la consommation.

Indisponibilité des produits frais

Du fait de la désertification vertigineuse des campagnes, il n’y a plus, aujourd’hui, qu’un actif sur trente qui soit agriculteur, c’est-à-dire, producteur de denrées alimentaires. Alors qu’ils étaient encore un sur trois à la fin des années cinquante, comme me l’a rappelé dernièrement un ami apiculteur, Jérôme Alphonse.

Cette raréfaction entraine inéluctablement celle de la disponibilité des denrées fraiches. L’effet est encore  accentué par intensification de l’urbanisation qui éloigne et disperse d’autant plus les lieux de production agricole. Ni la venue des néo-ruraux, pourtant si cruciale dans la prise de conscience par le grand public. Ni l’engouement pour les circuits courts ne sont la réponse suffisante à cet état de fait : il n’y a plus assez d’agriculteurs.

Concernant l’apiculture, c’est la seule production agricole, avec le jardinage, qui a conservé un savoir-faire populaire. Il y a cent fois plus de tous petits producteurs que de professionnels. Aussi, vous ne pouvez pas faire vingt kilomètres dans certaines zones encore rurales, sans rencontrer un panneau « Vente de miel chez le producteur ».

Indigence nutritive des produits transformés

A la deuxième question : que reste-t-il d’éléments nutritifs suite à la transformation, majoritairement industrielle des denrées alimentaires ? La réponse est malheureusement, dans trop de cas : pas grand-chose…

C’est une des raisons pour lesquelles il n’est publié aucun indicateur à ce sujet en direction des consommateurs.

Le consommateur n’a retenu, trop souvent que cette simple (et très fausse idée) qu’un fruit qui a une bonne tête est un fruit qui est bon à manger ( ?!)

Une autre amie, Delphine Rousseau, qui travaille dans l’arboriculture et l’agroforesterie, m’a montré des fruits réputés périssables qu’elle avait acheté dans la grande distribution ; et, qu’elle a laissé en observation pendant une longue période de temps. Il était hors de question pour elle de les consommer, car ils étaient restés intactes. Ils étaient, soit bourrés de conservateurs ; soit ils avaient subis un traitement de conservation draconien qui ne peut guère laisser subsister d’éléments nutritif. Ces fruits n’avaient plus d’âge, ni plus d’intérêt alimentaire.

Faut-il prouver pour convaincre ?

Aujourd’hui, les produits de la ruche connaissent un regain d’intérêt. Il a fallu, pour cela, que des laboratoires analysent les composants, au demeurant extrêmement complexes et diverses, contenus dans le miel, le pollen et la propolis pour que leur popularité soit réhabilitée.

Cinq millénaires d’usage dans l’alimentation, la cosmétique et même la médecine traditionnelle n’arrivaient plus à nous convaincre de leurs bienfaits…

Aujourd’hui est crucial de proposer et poser des actions en faveur d’une agriculture bien pensée. En montrant par l’épreuve des faits (qui sont d’ailleurs mesurables scientifiquement, mais pas seulement…), qu’il est primordial de redéployer une agriculture de savoir-faire et de proximité.

L’esprit du cueilleur-chasseur n’est pas périmé

Les  cueilleur-chasseurs, nos ancêtres dont nous avons hérités la plus grande part de notre code génétique, avaient manifestement cultivé l’intelligence de leur approvisionnement alimentaire. Cet aspect est toujours aussi crucial de nos jours. Ne perdons pas cet état d’esprit salutaire !

L’un des aspects spécifiques (Il y en a bien d’autres…) de l’élevage des abeilles est qu’il conduit à coopérer avec des animaux que l’on dit « domestiques », alors que l’on a domestiqué seulement leur habitat. En fait, les abeilles restent, malgré tout, des insectes « sauvages », qui peuvent, certes, tolérer (d’autres diraient : apprécier) la présence humaine, que sous certaines conditions. Comme tout animal sauvage.

Philosophiquement parlant, le développement assez complexe et compliqué de l’agriculture dominé par des enjeux sociaux, économiques et politiques, parfois contestables, a introduit un biais dans la compréhension d’un rapport « sain » avec la nature.

Pour faire simple, l’homme n’a pas du tout intérêt à dominer la nature, mais plutôt à continuer à en faire sa précieuse et indispensable alliée.

Yves Robert     www.culturenature71.com

(*) « Il y a 40 000 ans, au Paléolithique, les hommes de Cro-Magnon mesuraient 183 cm en moyenne c'est-à-dire beaucoup plus que notre taille moyenne actuelle.

Il y a 10 000 ans, au Néolithique, notre espèce était plus petite (soit 162,5 cm en moyenne). Changement climatique mondial, nouveau régime alimentaire et ses corollaires (malnutrition...) sont probablement à l'origine de ce rapetissement. »

http://www.hominides.com/html/dossiers/evolution-homo-sapiens.php

 
Prendre soin en commun des abeilles

Les abeilles appartiennent à elles-mêmes

 Sauvages par nature, les abeilles appartiennent à notre environnement, dont elles subissent le sort : la dégradation accentuées de leurs conditions de vie, depuis seulement quelques décennies. Simplement parce qu’elles dépendent, dans les zones dominées par les modes de vie modernes, de ressources végétales raréfiées, chaotiques et contaminées.

Et leur sort ne fait qu’anticiper de très peu dans le temps le nôtre… Notamment parce qu’elles assurent la pollinisation, c’est-à-dire un processus crucial de notre production alimentaire. C’est le message de bon sens qui a permis d’attirer l’attention sur leur sort.

C’est une espèce sentinelle à plus d’un titre : illustrant le sort réservé à l’ensemble des espèces animales et permettant de saisir simplement notre folie collective destructrice.

Elles ne nous appartiennent pas, pas plus que l’ensemble des êtres vivants avec lesquels nous partageons si mal la cohabitation sur Terre.

 Couper court aux efforts collectifs destructeurs

 L’orientation destructrice des projets collectifs contemporains est dorénavant un état de fait choquant mais commun.

Il n’y a plus guère de sophistes pour défendre l’idée que le progrès est dans la destruction. C’était faire l’apologie de l’ignorance et du non-respect du vivant autour de nous; mais aussi –ce qui est non moins choquant – en nous-mêmes.

Monde intérieur et monde extérieur sont en continuité évidente, issus l’un de l’autre et en total interconnexion. Il serait bien temps de renoncer à maintenir nos efforts pour couper ce lien vital entre notre intériorité et nos actions. Et, ce faisant, rompre le consentement absurde autour de projets collectifs hyper nocifs dans lesquels nous nous trouvons tous incités à apporter notre contribution.

Le coût extérieur – la dégradation de notre environnement et de nos relations – a son pendant moral : le renoncement à une vie pleinement humaine.

 Mettre des mots sur les maux… et renaitre à la conscience de ce qui vaut la peine d’être vécu

 Privés d’un contact direct avec les abeilles, la plupart d’entre nous dépendons des témoignages de celles et ceux qui les côtoient plus régulièrement.

L’économie agricole cumule tous les paradoxes. Le non-sens de la pression économique y culmine, en exigeant une rentabilité qui détruit son propre « outil de production » ! C’est là où l’on comprend le plus simplement du monde comment l’économie précipite sa propre perte…

Il a fallu un long et cruel chemin d’insensibilisation pour y mener, exigeant la rupture consommée du lien intellectuel et sensible avec l’environnement. Il s’est trouvé que cela n’a pu se faire complètement en apiculture, notamment ; où ni la mécanisation, ni la financiarisation, ni la réglementation n’ont réussi à couper définitivement l’individu de la réalité vivante.

L’apiculture est aujourd’hui une économie paupérisée, - comme tout ce qu’il reste de l’agriculture paysanne - mais est, en même temps, un des symboles d’une certaine résistance. Et, le témoignage d’une responsabilité, notamment environnementale et sociétale, à laquelle plus personne ne peut échapper décemment.

 Défendre un bien en commun

 Les abeilles constituent un bien commun autour duquel la mobilisation se construit et s’organise. Sauvages et tellement sympathiques, les abeilles n’ont pas leur pareil pour nous faire voir le monde autrement !

D’abord, chacune et chacun d’entre nous peut devenir l’avocat de leur cause, en développant une plaidoirie appropriée au public auquel elle est destinée.

Trop de personne sont éduquées dans l’idée que l’on peut tout exiger des humains et le la nature. Le naufrage de notre environnement – mesuré objectivement – qui précipite celui des abeilles atteste qu’il n’en est rien. Il y a des principes à intégrer – notamment ceux du vivant – pour entreprendre des projets légitimement.

Cela veut clairement dire que nous nous en sommes bien éloignés. Respect, réciprocité, interaction intelligente sont de mise dans les relations humaines et avec l’ensemble des êtres vivants.  Porter de l’attention à ses valeurs universelles réveille notre sensibilité enquilosée, secoue notre intelligence arrogante et ravive nos espoirs.

 Modestement ré-apprendre

 Il s’agit d’abord de comprendre que la vie a de plus en plus de mal à s’épanouir dans les environnements hostiles que nous créons de toute pièce.

Avant de reconquérir un nouvel art de vivre, il y a une étape, qui est celle de la prise de conscience. Certains la disent douloureuse, moi je la vois plutôt bienfaisante !

Pour agir en faveur des abeilles, il convient d’abord de  rechercher ou restaurer un coin tranquille, une zone moins perturbée. Cette quête est déjà une aventure en soi! On la mène avec le regard d’une abeille. Je dois avouer que je trouve autrement plus « fun »  le monde coloré, diversifié et débordant de vie qu’affectionnent les abeilles que celui morne et aseptisé des plaines industrieuses. Le monde des abeilles, c’est celui de la « Contrée » dans le « Seigneur des anneaux » ...

Il s’agit ensuite de nous défaire de notre état d’esprit interventionniste, de savoir un peu (pas mal, même) lâcher prise. Une vraie thérapie !

Ce sont les abeilles qui mènent la danse. Mais, il faut bien finir par admettre qu’elles savent ce qu’elles font. Et, nous (ré)apprenons, grâce à elles.

En nous mettant à la place d’une abeille, cela devient très facile à comprendre. Le but est de réaliser que nous sommes tous, indirectement en interaction avec elles.

Cela devrait permettre de nous défaire, définitivement, de pratiques absurdes, comme tondre, faucher ou tailler une pelouse, une prairie ou une haie en pleine floraison…Bref, dépenser temps et énergie et détruire de la vie, alors qu’il serait tellement plus simple et agréable de nous en dispenser !

Les aspects administratifs

 Déclaration de ruches (dés la première ruche):

Les déclarations 2015 sont closes depuis le 31 octobre 2015.Une procédure de déclaration de ruches « Hors période obligatoire » a été mise en place jusqu’au 31 août 2016.

Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles (GDSA): organisation départementale

Saône-et-Loire:http://gdsa71.free.fr/GDSA71.html

Arrêtés préfectoraux distances à respecter: http://www.api-douceur.com/IMG/pdf/arretes-prefectoraux.pdf

 
Prendre soin en commun des abeilles

Les abeilles appartiennent à elles-mêmes

 Sauvages par nature, les abeilles appartiennent à notre environnement, dont elles subissent le sort : la dégradation accentuées de leurs conditions de vie, depuis seulement quelques décennies. Simplement parce qu’elles dépendent, dans les zones dominées par les modes de vie modernes, de ressources végétales raréfiées, chaotiques et contaminées.

Et leur sort ne fait qu’anticiper de très peu dans le temps le nôtre… Notamment parce qu’elles assurent la pollinisation, c’est-à-dire un processus crucial de notre production alimentaire. C’est le message de bon sens qui a permis d’attirer l’attention sur leur sort.

C’est une espèce sentinelle à plus d’un titre : illustrant le sort réservé à l’ensemble des espèces animales et permettant de saisir simplement notre folie collective destructrice.

Elles ne nous appartiennent pas, pas plus que l’ensemble des êtres vivants avec lesquels nous partageons si mal la cohabitation sur Terre.

 Couper court aux efforts collectifs destructeurs

 L’orientation destructrice des projets collectifs contemporains est dorénavant un état de fait choquant mais commun.

Il n’y a plus guère de sophistes pour défendre l’idée que le progrès est dans la destruction. C’était faire l’apologie de l’ignorance et du non-respect du vivant autour de nous; mais aussi –ce qui est non moins choquant – en nous-mêmes.

Monde intérieur et monde extérieur sont en continuité évidente, issus l’un de l’autre et en total interconnexion. Il serait bien temps de renoncer à maintenir nos efforts pour couper ce lien vital entre notre intériorité et nos actions. Et, ce faisant, rompre le consentement absurde autour de projets collectifs hyper nocifs dans lesquels nous nous trouvons tous incités à apporter notre contribution.

Le coût extérieur – la dégradation de notre environnement et de nos relations – a son pendant moral : le renoncement à une vie pleinement humaine.

 Mettre des mots sur les maux… et renaitre à la conscience de ce qui vaut la peine d’être vécu

 Privés d’un contact direct avec les abeilles, la plupart d’entre nous dépendons des témoignages de celles et ceux qui les côtoient plus régulièrement.

L’économie agricole cumule tous les paradoxes. Le non-sens de la pression économique y culmine, en exigeant une rentabilité qui détruit son propre « outil de production » ! C’est là où l’on comprend le plus simplement du monde comment l’économie précipite sa propre perte…

Il a fallu un long et cruel chemin d’insensibilisation pour y mener, exigeant la rupture consommée du lien intellectuel et sensible avec l’environnement. Il s’est trouvé que cela n’a pu se faire complètement en apiculture, notamment ; où ni la mécanisation, ni la financiarisation, ni la réglementation n’ont réussi à couper définitivement l’individu de la réalité vivante.

L’apiculture est aujourd’hui une économie paupérisée, - comme tout ce qu’il reste de l’agriculture paysanne - mais est, en même temps, un des symboles d’une certaine résistance. Et, le témoignage d’une responsabilité, notamment environnementale et sociétale, à laquelle plus personne ne peut échapper décemment.

 Défendre un bien en commun

 Les abeilles constituent un bien commun autour duquel la mobilisation se construit et s’organise. Sauvages et tellement sympathiques, les abeilles n’ont pas leur pareil pour nous faire voir le monde autrement !

D’abord, chacune et chacun d’entre nous peut devenir l’avocat de leur cause, en développant une plaidoirie appropriée au public auquel elle est destinée.

Trop de personne sont éduquées dans l’idée que l’on peut tout exiger des humains et le la nature. Le naufrage de notre environnement – mesuré objectivement – qui précipite celui des abeilles atteste qu’il n’en est rien. Il y a des principes à intégrer – notamment ceux du vivant – pour entreprendre des projets légitimement.

Cela veut clairement dire que nous nous en sommes bien éloignés. Respect, réciprocité, interaction intelligente sont de mise dans les relations humaines et avec l’ensemble des êtres vivants.  Porter de l’attention à ses valeurs universelles réveille notre sensibilité enquilosée, secoue notre intelligence arrogante et ravive nos espoirs.

 Modestement ré-apprendre

 Il s’agit d’abord de comprendre que la vie a de plus en plus de mal à s’épanouir dans les environnements hostiles que nous créons de toute pièce.

Avant de reconquérir un nouvel art de vivre, il y a une étape, qui est celle de la prise de conscience. Certains la disent douloureuse, moi je la vois plutôt bienfaisante !

Pour agir en faveur des abeilles, il convient d’abord de  rechercher ou restaurer un coin tranquille, une zone moins perturbée. Cette quête est déjà une aventure en soi! On la mène avec le regard d’une abeille. Je dois avouer que je trouve autrement plus « fun »  le monde coloré, diversifié et débordant de vie qu’affectionnent les abeilles que celui morne et aseptisé des plaines industrieuses. Le monde des abeilles, c’est celui de la « Contrée » dans le « Seigneur des anneaux » ...

Il s’agit ensuite de nous défaire de notre état d’esprit interventionniste, de savoir un peu (pas mal, même) lâcher prise. Une vraie thérapie !

Ce sont les abeilles qui mènent la danse. Mais, il faut bien finir par admettre qu’elles savent ce qu’elles font. Et, nous (ré)apprenons, grâce à elles.

En nous mettant à la place d’une abeille, cela devient très facile à comprendre. Le but est de réaliser que nous sommes tous, indirectement en interaction avec elles.

Cela devrait permettre de nous défaire, définitivement, de pratiques absurdes, comme tondre, faucher ou tailler une pelouse, une prairie ou une haie en pleine floraison…Bref, dépenser temps et énergie et détruire de la vie, alors qu’il serait tellement plus simple et agréable de nous en dispenser !

 
 
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Le pollen:

Les bienfaits de ce produit de la ruche sont à découvrir, particulièrement à la saison hivernale. Le pollen, au même titre que la propolis et la gelée royale, est un produit de la ruche aux multiples bienfaits.

Le pollen est, comme le miel, une substance naturelle aux propriétés reconnues. Les allergies rencontrées de temps en temps sont causées par la respiration de pollens qui « flottent » dans l’air, et non par le fait d’en manger ! Les pollens récoltés par les abeilles (pollens entomophiles transportés par les insectes) n'ont rien à voir avec les pollens transportés par le vent (pollens anémophiles) qui sont à l'origine des manifestations allergiques respiratoires.

Le pollen est un fortifiant naturel et un puissant antioxydant.
Il est riche en vitamines du groupe B, en minéraux (calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, soufre), en protéines, en acides aminés essentiels et en enzymes.

Il a aussi pour propriétés de protéger la Flore intestinale car il contient des levures et des ferments lactiques.

Le pollen est un fortifiant naturel et un puissant antioxydant.

Il est riche en vitamines du groupe B, en minéraux (calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, soufre), en protéines, en acides aminés essentiels et en enzymes.

D’après http://naturopathie-et-plantes.e-monsite.com/pages/les-bienfaits-de-la-ruche/bienfaits-du-pollen.html :

« le pollen agit "en profondeur" très progressivement, et qu'il faut souvent de 2 à 3 semaines pour commencer à en ressentir les effets. Mais de la même façon, les effets d'une cure se prolongent plusieurs semaines après son arrêt.

Les doses moyennes journalières conseillées pour le pollen en pelotes naturelles sont les suivantes :

• Chez l'adulte : - 15 à 20 g en cure d'entretien. - 30 à 40 g en dose de charge ou d'attaque. • Chez l'enfant : - 4 à 8 g de 3 à 6 ans, 8 à 12 g de 6 à 12 ans « 12 à 15 g de 12 à 16 ans »

Le  pollen frais est aussi disponible en pot mélangé avec du miel : « Miel et Pollen »

Quand les abeilles sont un repère pour les dérives de notre civilisation

Une vieille sagesse :

Comment les abeilles, « vieilles » de quelques millions d’années, pourraient-elles témoigner des difficultés d’une civilisation aussi « moderne » que la nôtre ?

Force est de constater que c’est dans les zones géographiques où la modernité a le moins progressée que les abeilles vivent le mieux.

En France, le témoignage de mes collègues apiculteurs est unanime : c’est en montagne et en zones non cultivées intensément que la pratique de cette activité est la plus aisée et reste à peu près viable économiquement. Dans le reste du monde, c’est aussi dans les pays les plus à traine de l’économie mondiale, que l’élevage des abeilles est resté le plus prometteur. A ce titre, l’exemple de Cuba est remarquable. Coupée de l’approvisionnement en pesticides par la chute du régime communiste en Union Soviétique et le maintien du blocus commercial américain, son agriculture a réappris à faire sans pesticide. L’agriculture cubaine est la preuve contemporaine que c’est non seulement possible, mais très bénéfique. L’élevage des abeilles y est d’une prospérité aujourd’hui insolante. Cette prospérité était celle de l’apiculture française, dans les années 60, avant les retombées implacables du développement massif des procédés agricoles industriels.

Un regard critique :

Cela voudrait-il dire que si les abeilles disposaient du droit de vote, elles voteraient unanimement contre le « progrès » ?

Cette forme de progrès, certainement ! Pourtant les abeilles, elles-mêmes, ont opéré, notamment au sein de l’espèce Apis mellifera mellifera (l’abeille qui produit le plus de miel) des évolutions remarquables, sur une échelle de temps qui, bien sûr, est la leur. Insectes des pays tropicaux, les abeilles se sont adaptées aux rigueurs des climats continentaux, au prix de l’apprentissage de la vie en sociétés très développées.

Cette histoire de développement de l’espèce (l’aurez-vous remarqué ?) n’est  pas si étrangère à la nôtre. L’acquisition, unanimement reconnu chez l’homme « moderne » (Au moins pour celles et ceux qui en bénéficient pleinement…) de plus de confort matériel, s’est-il accompagné de relations plus intelligentes au sein des sociétés humaines et avec les environnements qui les accueillent ?

L’espèce Apis mellifera melliera est parvenue à progresser intelligemment ; serait-ce si difficile pour l’espèce Homo sapiens sapiens, à laquelle j’appartiens ?

De qui avons-nous besoin ?

Ce ne serait peut-être pas si grave que les abeilles disparaissent, si nous pouvions estimer que nous n’en avons pas (plus) besoin ?

Il suffit de regarder ce qui se passe pour l’apiculture et l’agriculture des pays développés et le coût de la pollinisation manuelle des productions fruitières dans les zones ne disposant plus d’abeilles, pour réaliser que ce « progrès » nous précipite en pleine régression économique. Un service gratuit rendu par la nature prend soudain les allures de facture exorbitante pour le plus indispensable des secteurs de production : l’alimentation !

Avons-nous grand besoin des abeilles, insectes discrets et modestes, pleinement engagés dans les processus du vivant, mais difficilement apprivoisables (donc privatisables…), et, qui dispensent totalement gratuitement des bienfaits incommensurables ? Ou bien, avons-nous des besoins insatiables aux yeux desquels tout peut être sacrifié, y compris l’équilibre « économique » de la biosphère, dans laquelle nous respirons gratuitement, mangeons à moindre coût ? (Pour encore combien de temps ?...)

Indécente gratuité :

Cette gratuité semble faire injure à un mode de fonctionnement qui s’est installé depuis de longues dates dans les principes d’échanges au sein de certaines sociétés humaines. Le triomphe de l’efficacité et de la vénération des chiffres, sur celui des valeurs humaines, en a permis l’hypertrophie.

La marchandisation n’a plus de limites morales, aujourd’hui. Les colonies d’abeilles sont vendues pour polliniser des monocultures industrielles, où l’usage systématique des pesticides et l’absence de diversité alimentaire (pollen insuffisamment nutritif) condamnent ces bataillons d’abeilles à mourir, plus ou moins rapidement. Cette violence exercée sur des êtres que l’on considère « inférieurs » est celle qu’exercent des agents économiques, qui sont eux-mêmes soumis, sans relâche, à la pression perpétuelle de la croissance économique sans fin.

L’énoncé même de la situation en dévoile tout le pittoresque ! Un dieu improbable (celui de la financiarisation des économies, dieu aux pieds desquels tous les systèmes mondiaux, économiques, politiques et sociaux,  se soumettent) ; qui  ne résiste pas très longtemps au  premier effort sincère de pensée humaine critique. Ce « cieu » dévoile tout son côté obscure, quand on ne peut que constater, qu’il est totalement hostile au maintien de l’économie de la Nature dont notre vie dépend.

Savoir être indispensable :

A force de générosité et d’ingéniosité, les abeilles ont su se rendre indispensables ; et, cela, malgré tous les progrès accélérés de la science et des techniques.

Sans doute, le défaut majeur de la marche actuelle du progrès technique, est de forcer le pas, à tel point que ses applications, non évaluées, en deviennent hautement in-sécurisantes et ridiculement contre-productives. De nos essais-erreurs peuvent sortir des progrès incontestables. C’est l’état d’esprit avec lequel est mené le constat qui déterminera alors le succès des conséquences tirées.

Il semble toujours plus mal aisé de traiter avec intelligence les déficiences  de nos civilisations modernes, au fur et à mesure où elles se généralisent, développant, à grande échelle, des oppressions et souffrances dignes d’un autre âge de l’humanité. Leurs effets sont tellement gigantesques et leurs imbrications tellement fortes, que nous osons à peine poser les yeux dessus. Les stratégies perdantes de la « modernité », qu’une espèce compagne de la nôtre pointe joliment de son dard (plus bienveillant que menaçant) sont, néanmoins, notre lot.

Si nous héritons des conséquences des erreurs de nos ainé(e)s et de celles et ceux qui imposent leur pouvoir arbitraire, n’héritons pas de l’état d’esprit de ces erreurs ! Faisons avec le meilleur (la pensée critique, qui est une responsabilité humaine) en extirpant le pire (la soumission, qui est la négation de soi ).

 
Parainage de ruches
Un toit pour les abeilles

www.untoitpourlesabeilles.fr

Sauvegarde des abeilles
Soutien à l'apiculture

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Le travail de la cire
 
Miels non chauffés
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