formation apiculture essaim écologie
Bourgogne du Sud
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Saison 2019

Ruche peuplée : 300 € *

 La ruche peuplée comprend :

-        un essaim avec une reine de 2019 sur une hausse minimum (soit 8 cadres minimum), 1 plancher grillagé, 2 éléments, 1 couvre-cadres, 1 toit métallique


Essaim de saison: 150 € *

 Essaim sur 8 cadres minimum.

 Le développement de nos essaims est contrôlé pendant au moins un mois avant leur livraison.

Les essaims de la saison ne sont pas destinés à produire du miel cette année. Ils sont destinés à être hivernés pour former de belles colonies à la saison suivante.

Nous vous proposerons une date fin mai/début juin, en fin d'après-midi, pour venir chercher votre ruche peuplée ou votre essaim

Colonie sortie d’hivernage sur cadres Warré:                 310 €

Colonies ayant hivernée sur 16 cadres avec une reine de 2018.

 Réservation: yvrobert2000@yahoo.fr

* Versement d'un acompte de 40 % à la commande
Initiation à l'apiculture Bio par la pratique
abeilles

"Les abeilles sont fascinantes et très attachantes"
Installer une ruche permet d'améliorer la pollinisation, de récolter du bon miel et d'agir concrètement en faveur de l'écologie.


week-end Initiation à l'apiculture Bio par la pratique

 Jeudi et vendredi 11 et 12 avril 2019

  Jeudi et vendredi 18 et 19 avril 2019

 samedi et dimanche 18 et 19 mai 2019

 Jeudi et vendredi 30 et 31 mai 2019

 Jeudi et vendredi 13 et 14 juin 2019

Thèmes abordés : connaissance de la colonie d’abeilles et de son fonctionnement, les principes de base de l’apiculture bio, caractéristiques de la ruche Warré, principales interventions au rucher. Mise en pratique : découverte des abeilles, observations et ouverture d'une ruche, découverte de la flore mellifère.

Mode de participation : Réservation: 0687149066
180 € pour le week-end 
260 € pour un couple (Possibilité de paiement en deux fois  Repas tiré du sac
Si vous ne pouvez pas disposer d'une tenue d'apiculture, nous en mettons à disposition quelques tenues.

Votre règlement par chèque est à libeller à l'ordre de Yves Robert à notre adresse: 3c rue du lieutenant Bonnet 71240 Sennecey-le-Grand
Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

Ruche peuplée  300 €*      Essaim de saison 150 €*

Colonie sortie d'hivernage (fournie sur cadre Warré): 310 €

Stage de conduite de ruches Warré
ruches warré

Ce stage se déroule en quatre demi-journées (les samedis après-midi de 13h45 à 17h15)

Vendredi 5 avril 2019 matin       Visite de printemps

Samedi 5 avril 2019  après-midi      Visite de printemps

Samedi 6 avril 2019  après-midi      Visite de printemps

Vendredi 26 avril 2019 matin     Essaimage et méthode de multiplication

Samedi 4 mai 2019         Essaimage et méthode de multiplication

Lundi 6 mai 2019         Essaimage et méthode de multiplication

Mardi 7 mai 2019         Essaimage et méthode de multiplication      

Mode de participation :
Réservation : 0687149066
50 € par demi-journée – 180 €  pour quatre demi-journées (Possibilité de paiement en deux fois)

Votre règlement par chèque est à libeller à l'ordre de Yves Robert à notre adresse: 3c rue du lieutenant Bonnet 71240 Sennecey-le-Grand.   Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

 
Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré
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Prenez soin des abeilles

S’intéresser aux abeilles est une façon de se rapprocher de la nature. Adopter la ruche Warré permet de mieux tendre l’oreille vers ce qu’elle a à nous dire.

 Ce livre apporte une information complète et illustrée pour débuter dans la conduite de ruche Warré.

Tous les sujets sont traités avec pédagogie, précision… et bienveillance. Un guide pour ce lancer facilement!

Présentation et dédicace de mon livre , avec visite du rucher de Jugy:

-         Jeudi 11 avril matin (9 :30-12 :00)

-          Vendredi 12 avril matin (9 :30-12 :00)

-          Mardi 23 avril (13:30-16:00)

-          Mardi 30 avril (13:30-16:00)

-          Jeudi 2 mai matin (9 :30-12 :00)

-          Vendredi 10 mai matin (9 :30-12 :00)

Participation : 20 € par personne – Gratuit – de 12 ans

Réservation: info@culturenature71 .com    06 87 14 90 66

 
Apiculture douce

 Avant d’évoquer quelques aspects de l’apiculture douce, il serait dommage de ne pas indiquer dans quelle perspective s’inscrit cette pratique.

 Pour commencer, il n’est pas inutile de lever la confusion communément faite entre quantité et efficacité : les productions à échelle humaine ne seraient pas efficaces, lors que les grande le serait beaucoup plus…

 L’efficacité :

L’agriculture produit aujourd’hui de grande quantité avec une inefficacité incroyable. A grand renfort de mécanisation et de chimie, elle mobilise une débauche de moyens matériels, consomme de l’énergie de manière pléthorique (1) et pollue et détruit de manière considérable.

On voit bien qu’utiliser de gros moyen n’implique pas vraiment d’être efficace, quand on s’y prend très mal…

 Force et douceur:

Les démonstrations de forces à l’égard des autres et de la nature sont, dans ce cas, un avoeu d’incapacité à agir de manière appropriée.

Cette « force » est une grande faiblesse. Faiblesse de maitrise du sujet, faiblesse de maitrise de soi…

Se féliciter de recourir à la force est une grave erreur, encore couramment commise et trop peu souvent dénoncée.

Cette force non maitrisée, qui engendre des dégâts, aujourd’hui, gigantesques (2)

Loin d’être une faiblesse, comme cela est trop souvent sous-entendu pour ne pas à avoir à remettre en cause l’usage humain injustifié de la violence, la douceur est la force.

Elle permet de vivre de manière opportune en interaction avec les autres et la nature ; et, d’être autrement plus efficace !

 Acquérir du métier :

Il n’u a pas de raison d’être agressif avec les abeilles, sinon de très mauvaises !

Cela suppose, sans doute, d’acquérir du savoir-faire, du métier.

Mais, cette perspective semble avoir échappé à notre précipitation, au court-circuitage de l’apprentissage, qui mène de la connaissance et l’action.

La seule action valable semble rester celle qui consiste à « faire du chiffre », en manipulant des moyens, des clients et les leviers d’une activité, dont le savoir-faire échappe…

Les abeilles sont, cependant moins manipulable que les êtres humains. Quand elles en ont marre, elles le font clairement savoir !

 L’enfumage (3):

Pratique parfois trop lourdement utilisée an apiculture, elle a une mauvaise presse. Car, elle est couramment pratiquée dans le domaine social, toujours par manque de maitrise de son sujet...

Pour revenir aux abeilles, l’enfumage de la ruche laisse des traces !

Les miels récoltés sauvagement ont un goût prononcé de fumée, qui dénature celui du miel.

Pour chasser les abeilles au moment de la récolte, il y a des manières douces plus appropriées.

 La tenue de protection :

Elle ne doit pas être un alibi pour procéder en force.

Il s’agit en effet d’être protégé au cas où une difficulté apparaitrait, pas de donner l’occasion de semer la panique dans le rucher, sans en subir trop les conséquences directes.

A partir du moment où les abeilles ont repéré un comportement hostile, l’intrus ne sera visé par les gardiennes qui ont pour tâche de le dissuader, de l’éloigner ou, s’il insiste vraiment lourdement, de le neutraliser.

 Interagir avec les abeilles :

Malgré la domestication de leur habitat par les hommes, les abeilles, sympathiques et remarquables insectes, ont conservé tout leur caractère sauvage ! Pour débuter en apiculture, de bonnes bases sont indispensables ; elles permettent ensuite de progresser dans la pratique. L’apiculture est un art qui s’acquière dans la durée, en apprenant des abeilles elles-mêmes : en développant son sens de l’observation.

 "Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré » Auteurs: Yves Robert et Aurélie Jeannette (photographie), éditions Terre Vivante dans la collection: Facile et Bio disponible début avril 2019.

https://www.youtube.com/watch?v=MzSEKLyLuUU

 

(1)  Pierre RABHI a montré qu’il faut 10 calories énergies pour produire 1 calorie alimentaire.

(2)  L’agriculture industrielle favorise la monoculture, ce qui entraîne l’appauvrissement de la biodiversité, la destruction d’écosystèmes naturels et complexes et la disparition des abeilles et autres insectes pollinisateurs, dont dépendent pourtant les deux tiers de nos cultures.

La mécanisation, l’agrandissement des parcelles et l'utilisation de produits phytosanitaires ont aussi changé le métier de paysan. Nous sommes passés d’une agriculture familiale à une agriculture industrielle monoculturale, dépendante des industries agrochimiques et nécessitant moins de main-d’œuvre (les agriculteurs ne représentent plus que 3,4 % de la population active française).

Perte de biodiversité et de savoir-faire - https://www.greenpeace.fr/

(3)  Il peut être opportun d’utiliser l’enfumoir pour prévenir les abeilles et éventuellement les chasser.

 
S’inspirer de la vie collective des abeilles

Descendre de notre piédestal

 S’inviter chez les abeilles est une excellente occasion d’appréhender concrètement l’étendue des services rendus par la nature et l’interdépendance totale des espèces vivantes entre elles. Car, cela vaut, évidemment, pour l’homo sapiens, vis-à-vis des autres espèces vivantes.

 Alors que l’être humain s’est édifié un piédestal, au-dessus duquel il s’est pris à dominer la Nature, la tendance, extrêmement préoccupante, des évolutions biologiques et climatiques, présentes et à venir, lui commande d’atterrir au plus vite.

 

S’inspirer de ce qui a fait ses preuves

 Notre idéal de vie moderne a des conséquences en chaine manifestement non anticipées et non maitrisées. Dans un déchainement d’activités insensées, nos modes de vie dévastent allègrement les écosystèmes et renverse l’équilibre climatique. A un rythme fou, cela remet tout bonnement en cause nos conditions d’existence sur Terre.

 Avons-nous vraiment intérêt à continuer à bomber ainsi le torse, sur ce qui prend l’allure d’une hécatombe?

Pour les pragmatiques, dont je fais partie, il est nettement plus concevable de chercher à s’inspirer de ce qui a fait ses preuves en termes de durabilité dans les autres formes de vie sur Terre. Il y a peut-être encore le moyen d’y trouver une vraie source d’inspiration ?!...

 

Les principes du vivant

 Le vivant est régi par un certain nombre de principes(1), dont nous ne sommes pas encore soustraits.

Entre autres :

-          Etre banché sur le milieu et réagir,

-          Utiliser efficacement les ressources,

-          S’ adapter aux changements de conditions,

-          Evoluer pour survivre.

 

Quelques aspects de leur déclinaison chez les abeilles

 Les abeilles prospectent précisément et régulièrement leur environnement pour en avoir une perception fiable et actualisée. C’est le rôle des plus expérimentées des butineuses, que l’on nomme éclaireuses. Chez les abeilles, l’élite fait preuve des comportements des plus bienveillants à l’égard de la communauté…

 Du rythme des naissances au choix des ressources prélevées, les activités de la ruche sont réalisées en parfaite connaissance des disponibilités et des besoins actualisés. L’intérêt collectif régule, en permanence les activités. Même, celle qu’on nomme si improprement la « reine » est soumise à cet impératif, régulant sa ponte en fonction des ressources disponibles. Et, les butineuses, libres de leur mouvement, ne ramènent pas ce que bon leur semble ; mais ce qui correspond aux besoins effectifs du moment, car, sison elles ne sont pas déchargées de leur provisions.

 

Un peu de bon science

 Quand, au cours des deux siècles derniers, la science a élargi notre confort, notre espérance de vie et notre pouvoir, elle a été prise très au sérieux. Elle en devient presque une nouvelle religion !

Maintenant qu’elle nous annonce, gravement, que nous abusons de ce pouvoir et que nos conditions d’existence sont compromises, elle est mise de côté, conspuée.

 Sans s’attarder sur le côté puéril de ce comportement, peut-on au moins pointer la contradiction, le manque de bon sens ?

 Réhabilitons les sciences de la vie ! Ré-intérressons nous vraiment au vivant, pour en puiser l’impulsion qui nous fait défaut !

En images: livraison essaim et ruche peuplée
en Saône-et-Loire
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début juin
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dans notre rucher
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essaim développé sur un corps Warré
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transfert des cadres et des abeilles dans la ruche du client
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fourniture d'une ruche peuplée
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Remerciements à Marie-Thérèse et Alain
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Abeilles recherchent gite désespérément
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 L'essaimage est un phénomène naturel et irrépressible: c'est la manière dont l'espèce assure sa pérennité. Une colonie d'abeilles finit toujours par disparaitre pour différentes causes: hivers trop rigoureux, baisse trop importante de population, mort accidentelle de la reine... C'est pourquoi une colonie prospère se divise en deux: l'une reste sur place, l'autre part à la recherche d'un nouveau gite.

La rareté des gites naturels pour les abeilles, obligent celles-ci à "squatter" nos bâtiments: conduit de cheminée, embrasure de fenêtre, faux plafond... regard d'évacuation, etc. Et, il ne sera pas aisé du tout de les y déloger!!!

La période habituelle d'essaimage se situe entre mi-avril et fin juin.

L’exposition des abeilles aux pesticides

Dans ma pratique apicole, je me sens prioritairement concerné par les enjeux du développement de la biodiversité, qui consiste en grande partie, actuellement, à alerter sans relâche sur les dangers extrêmes de la destruction du vivant par des modes de production, de consommation et de pensée inappropriés.

Dans son livre aux éditions Rustica : « Un petit rucher bio. Tous les conseils pour débuter » Jérôme Alphonse, apiculteur dans le Vercors explique posément : 

« Des milliers d’apiculteurs ont cessé leur activité ces dernières années , ne comprenant pas pourquoi ce qui avait toujours fonctionné conduisait à la mort de leurs chères protégées (…) Le réflexe est de penser que tout cela n’est sûrement pas si compliqué et qu’il suffit de revenir à des pratiques plus naturelles (…) Malheureusement, c’est oublier que les marais riches de biodiversité, les grandes prairies emplies de fleurs et fauchées lentement , les fermes plantées de multitudes de fruitiers, de tilleul et autres framboisiers, ont été remplacés dans bien des régions par de grandes surfaces agricoles de monocultures dopées aux traitements chimiques dévastateurs. »

L’indifférence impensable à l’égard de l’effondrement biologique de notre environnement et l’usage des pesticides vont de pair.

Il y a déjà quelques années, je me suis procuré un ouvrage de référence sur les pesticides : « Enjeux phytosatinaires pour l’agriculture et l’environnement » aux éditions Lavoisier.

« L’arrivée des néonicotinoides sur le marché est considérée comme l’évènement le plus important des trois dernières décennies dans le domaine des insecticides organiques de synthèse. », ai-je pu lire à la page 31 de cet ouvrage… Cela m’a véritablement glacé le dos. Il est clairement expliqué : « les néonicotinoîdes sont des insecticides systémiques, de contact et par ingestion ». C’est une redoutable invention, qui a fait des ravages considérables dans toutes les populations d’insectes non visés, dont les polinisateurs. On compte, dans cette famille infernale de molécules tueuses, le thiamethoxam.

Des informations précises sur les pesticides se trouvent aussi aisément en recherchant sur  internet . Sur Wikipedia vous trouvez l’explication suivante: « Le thiaméthoxame ou thiamétoxam (ISO) est une molécule chimique de la famille des néonicotinoïdes (une famille d'insecticides neurotoxique pour les invertébrés, tout comme la clothianidine et l'imidaclopride). Il est utilisé comme pesticide (insecticide systémique) en agriculture. Uniquement fabriqué par le groupe agrochimique suisse Syngenta et vendu sous le nom de Cruiser et Actara ; il est abondamment utilisé en agriculture intensive comme produit phytosanitaire ciblant les insectes suceurs de sève ou consommant les plantes cultivées. »

Les abeilles se sont trouvées concernées, certes non volontairement ( ?) par ces molécules destructives, alors même qu’elles contribuent très significativement à la pollinisation des cultures des oléagineux, comme le colza ou le tournesol. Faut-il en conclure que des experts, inventeurs et hommes d’affaire seraient en sérieux déficit de connaissances en matière de biologie et d’expérience du vivant ?... En tout cas, il me parait  évident que beaucoup de chemin est à faire pour réintégrer, dans nos préoccupations humaines prioritaires , la compréhension de la réalité de la vie sur Terre, dont notre avenir dépend pourtant.

Le Cruiser a été retiré du marché en France en 2012, au début de notre installation en apiculture. Un article publié à l’époque commente : « Après l'annonce d'une probable interdiction du Cruiser OSR utilisé en enrobage de semence du colza, faite durant les élections présidentielles, la LPO (La Ligue de Protection des Oiseaux) se réjouit de constater que Le Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, ait annoncé le 29 juin le retrait de son autorisation de mise sur le marché. La LPO rappelle que la matière active concernée est le Thiaméthoxame (Cruiser), substance appartenant à la famille des néonicotinoïdes, tout comme l'imidaclopride (Gaucho).

La LPO regrette en conséquence que ce ne soit pas la famille des néonicotinoïdes, présentant une toxicité semblable, qui soit en totalité retirée du marché. L'imidaclopride, par exemple, possède une toxicité équivalente à 7297 fois celle du DDT interdit en 1972 ! On trouvera par ailleurs, ci-joint, la carte de la contamination des eaux de surface par cette molécule (…)» (www.lpo.fr)

L’enlisement dans la problématique des pesticides, qui a culminé durant ces dernières décennies persiste le début de l’ère industrielle. En touchant, au passage, bien d’autres aspects que le maintien des pollinisateurs.

Une étude menée par Pierre Duclos, vétérinaire conseil du Groupement de défense sanitaire de notre département de Saône-et-Loire vient d’être publiée dans le magazine professionnel « La santé de l’abeille » de décembre 2017 page 485. Elle met en évidence, à qualité de soin égal, l’influence considérable de l’exposition des abeilles aux pesticides sur le taux de mortalité durant l’hiver 2016-2017.

Entre la zone la moins exposée aux pesticides que constitue le Charolais, à l’ouest du département, et la zone la plus exposée, la Bresse à l’est, le taux moyen de mortalité hivernale des colonies d’abeilles passe de 11 % à 35%. (35%, c’est une colonie sur trois qui meurt en hiver…)

Nos propres ruchers se trouvent dans la zone géographique intermédiaire que constitue la Vallée de la Saône bordées par les monts du Mâconnais. Il est difficile d’y éviter complétement l’exposition aux pesticides, du fait de la présence de cultures de colza, dont les abeilles raffolent.

Nous avons notamment constaté, Chantal et moi, des anomalies fréquentes du développement des abeilles à l’état larvaire ; et, seulement dans des ruchers où l’exposition aux pesticides est malheureusement possible avec les cultures de colza.

Elles ne sont pas folles, les abeilles : le pollen de colza est l’un des rares pollens de plantes à contenir la totalité des acides aminés nécessaires à leur développement !…J‘estime que les abeilles ne sont « scientifiquement » pas folles ; selon moi, ce sont les êtres humains qui déraisonnent « scientifiquement » !

Les abeilles ne sont pas équipées biologiquement pour détecter la dangerosité des molécules de synthèse produites pas le génie ( ?!) de notre science. Elles n’ont probablement jamais croisé pareille incongruité depuis leur existence sur Terre, légèrement antérieure à la nôtre…

Bilan fin de saison 2017
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La saison 2017 s'est déroulée avec une météo dans l'ensemble favorable. Le facteur météorologique est doublement impactant: d'abord, en permettant ou non aux abeilles de vaquer à leur occupation favorite et ensuite en favorisant ou pas le développement et la floraison des plantes qu'elles butinent.

Le début de printemps a été un peu hésitant, avec un rafraichissement subit; puis, l'ensoleillement s'est installé. Les floraisons se sont précipitées en juin lors des épisodes successifs de canicule.
Dans cet épisode où les floraisons se sont succédées rapidement et même chevauchées, il était extrêmement difficile d'essayer de suivre le rythme des préparations aux récoltes.
En Bourgogne du Sud, nous avons échappé à la sécheresse. Cependant, les principales floraisons étaient toutes terminée dés mi-juillet.
Pour prolonger la production de miel, j'ai déplacé des ruches au nord de la Bourgogne, auprès de champs de sarrasin chez Alain Ritte, agriculteur en conversion Bio. Le sarrasin n'est pas une céréale, c'est une plante annuelle à la floraison blanche abondante et durable, qui donne une graine dont on fait de la farine, à la saveur particulière.
Le miel de sarrasin a lui-même une saveur bien particulière, tout comme peu l'avoir le miel de châtaignier.
 
Les abeilles ont passé une bonne saison, avec une activité régulière et aucune période de stress. Il n'y a que l'apiculteur qui a connu du stress... Elles sont donc en bonne santé; mais, il faut rester vigilent et veiller à ne pas laisser trop de ruches dans un emplacement quand les floraisons dans le secteur baissent d'intensité.
Typiquement, l'été en plaine de Saône est peu favorable en termes de ressources pour les abeilles. C'est l'autre raison de mon déplacement de ruches près du sarrasin.
 
Suite à l'invasion par la pyrale du buis, tous les buis ont péris. Les marraines et parrains, qui sont venus à la journée portes ouvertes, ont pu apprécier l'ampleur des dégâts. C'est une ressource en moins pour les abeilles, particulièrement pour le rucher de la commune viticole de Mancey, où nous sous sommes rendus, qui au printemps prochain ne pourra plus compter sur la floraison des buis pour débuter la saison.
 
J'ai accumulé beaucoup de retard notamment concernant l'expédition des colis de miel, mais j'ai fini par le rattraper en fin de saison, car la préparation à l'hivernage s'est passée dans de bonnes conditions.
Les colonies étaient fortes et dotées de provisions et la météorologie est restée propice jusqu'à la mi octobre.
 
Je me sens toujours chanceux quand je passe une saison où il n'y a pas d'aléas climatiques forts, car ce fut la règle ces dernières années: printemps très très maussades et/ou sécheresses estivales. Cela nous a amener à rester en alerte permanente, près à prendre des options de conduite des colonies les mieux adaptées aux aléas, en observant notamment comment les colonies elles-même s'adaptent à la situation.
Cela suppose une grande disponibilité d'avril à juillet, ou mon emploi du temps se détermine au jour le jour, malgré toutes les prévisions que je peux bien vouloir faire...
 
 
Hiver 2016-2017

L'hiver plus rigoureux que les trois années précédentes n’a pas été une difficulté pour l’hivernage des abeilles, qui y sont parfaitement acclimatées.

Depuis novembre, elles se tiennent chaud en grappe dans les ruches ; et de ce fait consomment peu de provisions, contrairement à ce qu’a priori nous pourrions craindre. Elles consomment peu de calories ayant une activité extrêmement réduite.

Elles sont ainsi, en plus de tous les talents que nous leur connaissons déjà, les championnes de la très basse consommation en énergie pour traverser l’hiver.

 Il y a quand même un bémol à ce bilan en cours d’hivernage plutôt positif, c’est la préparation à l’hivernage.

L’été 2016 a été tardif ; l’automne a été écourté de fait. Le froid est venu assez rapidement. Pour certaines colonies, le délai a été insuffisant pour constituer un effectif hivernal suffisant. Or, cet effectif est l’assurance contre les rigueurs de l’hiver.

Plus la population d’abeilles est importante, mieux elles maintiennent la température de la grappe, pour assurer leur survie hivernale.

Cet automne, certaines colonies n’étaient pas pérennes pour l’hivernage, du fait de leur trop faible effectif ; nous avons dû les réunir à d’autres.

 En ce début d’année  2017, nous restons attentifs vis-à-vis des fluctuations climatiques qui déterminent grandement la réussite d’une saison apicole.

Depuis 2011, nous avons traversés trois années extrêmement difficiles, notamment dans notre région: 2012, 2013 et 2016. C’est-à-dire, une année sur deux !

Dans ce contact, il est manifeste que votre soutien, nous est des plus précieux.

Beauté du rucher au verger au printemps
Rucher et verger
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Abeilles et pollinisation
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Verger et abeilles
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Sérénité au rucher malgré l'orage eu loin
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Vous pouvez soutenir notre action grâce au parrainage de ruches
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"Depuis quelques années, la population d'abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale dans certaines régions du monde.
En butinant l'abeille participe à la pollinisation de plus de 80% des plantes à fleurs.
Sa disparition serait une véritable catastrophe pour la nature et l'être humain." Un toit pour les abeilles


A l'initiative de notre partenaire Un toit pour les abeilles, si vous êtes un particulier ou une entreprise, nous vous proposons de participer activement à la sauvegarde des abeilles en parrainant une ruche.

Pour cela, rendez-vous sur le site: www.untoitpourlesabeilles.fr/  Vous y trouverez toutes les informations utiles; et, dans la rubrique Réservez votre ruche, la démarche pour devenir parain ou maraine d'une de nos ruches.
 
Parrainage Oropolis (Merck Médication Familiale)
Parainage
 
En ce début de printemps, une abeille a quelque chose à vous dire
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Au printemps, les buissons sont en fleur. Depuis quelques jours, une abeille qui a passé tout l’hiver à se tenir chaud en compagnie de ses congénères sort pour prospecter les environs de la ruche, alors que les températures sont encore très fraîches. Il lui faudra être vigilante, car à 8°C les muscles de ses ailes s’engourdiraient et elle ne pourrait plus rejoindre sa colonie.

Les périodes d’ensoleillement sont encore courtes ; elle ne dispose que de quelques heures pour apporter la bonne nouvelle de fleurs éclosent, proposant soit nectar, soit pollen pour reconstituer des provisions bien basses en cette fin d’hiver. Elle est l’une des plus âgées et des plus expérimentée de la colonie. Le sort de plus de dix mille autres abeilles de la ruche repose sur les résultats de la prospection des quelques dizaine d’éclaireuses comme elle.

Hier en survolant une zone enherbée, elle a repéré quelques fleurs éparses de pissenlit, qui sont de très bon augure. Aussi, cet après-midi, en y retournant, qu’elle n’est pas sa stupéfaction : plus aucune fleur en vue !... La nature est-elle devenue folle ? Des fleurs la veille, plus de fleurs le lendemain ... « Je commence à perdre la tête » se dit-elle en doutant de la qualité sa mémoire en ces temps de stress post-hivernal.

Que pourrait lui dire le propriétaire de la pelouse, qui a décidé de faire comme ses voisins : tondre sa pelouse, qui n’avait pas cinq centimètre de pousse et quelques jolies fleurs printanières ?

Elle ne connait pas le propriétaire de cette pelouse qui aurait pu approvisionner sa colonie… Elle poursuit un peu plus loin sa recherche.

Une fois survolés les toits des maisons, il n’y a presque plus aucun repère visuel à perte de vue. Sur une telle immensité de terre, il n’est pas possible qu’il ne s’y trouve pas quelques fleurs écloses ; peu importe si leur pollen est ou non suffisamment riche en acides aminés indispensable à la croissance des jeunes abeilles. Notre abeille saura se contenter d’une source de moindre qualité.

Elle se presse, s’arrête sur un bouquet de fleurs un peu passées. Il devrait y en avoir de nombreux bouquets à tous les stades d’éclosion sur cette ligne d’arbustes bizarrement déchiquetés. La haie – ce qu’il en reste – a reçu, cette fin d’hiver, la visite peu experte d’un engin qui l’a taillée à raz et bien au carré.

Le soleil décline ; il est temps de rentrer à la ruche, le cœur un peu serré.

2015 : un grand Millésime
l'intensité
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la qualité
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Les abeilles et les hommes
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L’abeille européenne (Apis mellifera mellifera) venue d’Asie à la faveur du réchauffement postglaciaire a progressivement conquis l’aire occupée par les forêts de feuillus (tilleul, hêtre, chêne, merisier, noisetier…) en s’adaptant de manière exceptionnelle au froid hivernal.

Elle est la plus répandue et la plus connue des milliers d’espèces d’abeilles existant dans le monde et présentant des variations nombreuses de morphologie et de comportement. Leur point commun est leur régime exclusivement végétarien et leur symbiose avec les plantes à fleurs dont leur assurent la reproduction et la diversification depuis des millions d’année.

  De la cueillette à l’élevage

Les hommes ont commencé à « voler » le miel dans les colonies d’abeilles établis dans la nature, imitant d’autres mammifères prédateurs naturels des abeilles (ours, blaireaux…)

Cette « cueillette » pouvait être destructive pour la colonie, car il n’était guère aisé de prélever le miel sans détruire les abeilles défendant leurs provisions. Les hommes ont progressivement  envisagé de favoriser l’implantation de colonies dans les arbres dont ils avaient, sinon la propriété, au moins la gestion ; d’abord dans des cavités creusées à cet effet dans des troncs d’arbres vivants ou morts puis progressivement dans des contenants en bois, en paille ou en poterie, disposés à l’abris des prédateurs.

La récupération d’essaims naturels et leur installation dans des ruches plus ou moins rudimentaires a longtemps constitué le seul geste d’élevage. L’apiculture s’est largement développée dans l’Antiquité sur tous les continents dans un creuset de culture regroupant mythes, poésie et observations.

Au Moyen-Age, miel et cire constituent des ressources de grandes valeurs. Les monastères et les ecclésiastiques  vont contribuer au développement de l’apiculture moderne. Elle est issue de progrès et découvertes remontant à l’Antiquité, développées et  exploitées à la faveur de l’énorme essor économique de l’Occident moderne.

L’abeille européenne, la plus mellifère au monde, a été exportée sur les autres continents, supplantant au moins partiellement les espèces indigènes.

  Des bienfaits appréciés depuis des millénaires

 Le miel fait partie de la pharmacopée millénaire des grandes civilisations du monde entier : de la Chine à l’Amérique. En Egypte vers -1600 av JC, Il était utilisé comme baume antiseptique pour soigner les plaies. La propolis entrait dans  la composition des produits d’embaumement des défunts.

Les Romains consommaient une eau miellée, nommée oxymel. Différentes recettes d’hydromel sont encore en usage sur tous les continents.

Les exceptionnelles propriétés de la gelée royale ont été redécouvertes. A la faveur des procédés modernes de congélation, le pollen frais connait un regain de consommation.

 Abeilles en péril

Comment ce peut-il qu’une espèce à la capacité d’adaptation et à la longévité exceptionnelle - et qui est source d’autant de bienfaits pour la nature et l’homme,- puisse être aujourd’hui en péril ?

Les effets sur l’environnement des activités humaines ont atteint une capacité de destruction alarmante. Les espèces végétales et animales disparaissent à un rythme accéléré particulièrement depuis ces cinquante dernières années. Il appartient donc à l’homme de travailler à rétablir un équilibre naturel aujourd’hui rompu par une emprise écologique non maitrisée.

Les aspects administratifs

 Déclaration de ruches (dés la première ruche):

Les déclarations 2015 sont closes depuis le 31 octobre 2015.Une procédure de déclaration de ruches « Hors période obligatoire » a été mise en place jusqu’au 31 août 2016.

Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles (GDSA): organisation départementale

Saône-et-Loire:http://gdsa71.free.fr/GDSA71.html

Arrêtés préfectoraux distances à respecter: http://www.api-douceur.com/IMG/pdf/arretes-prefectoraux.pdf

 
 
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Le pollen:

Les bienfaits de ce produit de la ruche sont à découvrir, particulièrement à la saison hivernale. Le pollen, au même titre que la propolis et la gelée royale, est un produit de la ruche aux multiples bienfaits.

Le pollen est, comme le miel, une substance naturelle aux propriétés reconnues. Les allergies rencontrées de temps en temps sont causées par la respiration de pollens qui « flottent » dans l’air, et non par le fait d’en manger ! Les pollens récoltés par les abeilles (pollens entomophiles transportés par les insectes) n'ont rien à voir avec les pollens transportés par le vent (pollens anémophiles) qui sont à l'origine des manifestations allergiques respiratoires.

Le pollen est un fortifiant naturel et un puissant antioxydant.
Il est riche en vitamines du groupe B, en minéraux (calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, soufre), en protéines, en acides aminés essentiels et en enzymes.

Il a aussi pour propriétés de protéger la Flore intestinale car il contient des levures et des ferments lactiques.

Le pollen est un fortifiant naturel et un puissant antioxydant.

Il est riche en vitamines du groupe B, en minéraux (calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, soufre), en protéines, en acides aminés essentiels et en enzymes.

D’après http://naturopathie-et-plantes.e-monsite.com/pages/les-bienfaits-de-la-ruche/bienfaits-du-pollen.html :

« le pollen agit "en profondeur" très progressivement, et qu'il faut souvent de 2 à 3 semaines pour commencer à en ressentir les effets. Mais de la même façon, les effets d'une cure se prolongent plusieurs semaines après son arrêt.

Les doses moyennes journalières conseillées pour le pollen en pelotes naturelles sont les suivantes :

• Chez l'adulte : - 15 à 20 g en cure d'entretien. - 30 à 40 g en dose de charge ou d'attaque. • Chez l'enfant : - 4 à 8 g de 3 à 6 ans, 8 à 12 g de 6 à 12 ans « 12 à 15 g de 12 à 16 ans »

Le  pollen frais est aussi disponible en pot mélangé avec du miel : « Miel et Pollen »

Quand les abeilles sont un repère pour les dérives de notre civilisation

Une vieille sagesse :

Comment les abeilles, « vieilles » de quelques millions d’années, pourraient-elles témoigner des difficultés d’une civilisation aussi « moderne » que la nôtre ?

Force est de constater que c’est dans les zones géographiques où la modernité a le moins progressée que les abeilles vivent le mieux.

En France, le témoignage de mes collègues apiculteurs est unanime : c’est en montagne et en zones non cultivées intensément que la pratique de cette activité est la plus aisée et reste à peu près viable économiquement. Dans le reste du monde, c’est aussi dans les pays les plus à traine de l’économie mondiale, que l’élevage des abeilles est resté le plus prometteur. A ce titre, l’exemple de Cuba est remarquable. Coupée de l’approvisionnement en pesticides par la chute du régime communiste en Union Soviétique et le maintien du blocus commercial américain, son agriculture a réappris à faire sans pesticide. L’agriculture cubaine est la preuve contemporaine que c’est non seulement possible, mais très bénéfique. L’élevage des abeilles y est d’une prospérité aujourd’hui insolante. Cette prospérité était celle de l’apiculture française, dans les années 60, avant les retombées implacables du développement massif des procédés agricoles industriels.

Un regard critique :

Cela voudrait-il dire que si les abeilles disposaient du droit de vote, elles voteraient unanimement contre le « progrès » ?

Cette forme de progrès, certainement ! Pourtant les abeilles, elles-mêmes, ont opéré, notamment au sein de l’espèce Apis mellifera mellifera (l’abeille qui produit le plus de miel) des évolutions remarquables, sur une échelle de temps qui, bien sûr, est la leur. Insectes des pays tropicaux, les abeilles se sont adaptées aux rigueurs des climats continentaux, au prix de l’apprentissage de la vie en sociétés très développées.

Cette histoire de développement de l’espèce (l’aurez-vous remarqué ?) n’est  pas si étrangère à la nôtre. L’acquisition, unanimement reconnu chez l’homme « moderne » (Au moins pour celles et ceux qui en bénéficient pleinement…) de plus de confort matériel, s’est-il accompagné de relations plus intelligentes au sein des sociétés humaines et avec les environnements qui les accueillent ?

L’espèce Apis mellifera melliera est parvenue à progresser intelligemment ; serait-ce si difficile pour l’espèce Homo sapiens sapiens, à laquelle j’appartiens ?

De qui avons-nous besoin ?

Ce ne serait peut-être pas si grave que les abeilles disparaissent, si nous pouvions estimer que nous n’en avons pas (plus) besoin ?

Il suffit de regarder ce qui se passe pour l’apiculture et l’agriculture des pays développés et le coût de la pollinisation manuelle des productions fruitières dans les zones ne disposant plus d’abeilles, pour réaliser que ce « progrès » nous précipite en pleine régression économique. Un service gratuit rendu par la nature prend soudain les allures de facture exorbitante pour le plus indispensable des secteurs de production : l’alimentation !

Avons-nous grand besoin des abeilles, insectes discrets et modestes, pleinement engagés dans les processus du vivant, mais difficilement apprivoisables (donc privatisables…), et, qui dispensent totalement gratuitement des bienfaits incommensurables ? Ou bien, avons-nous des besoins insatiables aux yeux desquels tout peut être sacrifié, y compris l’équilibre « économique » de la biosphère, dans laquelle nous respirons gratuitement, mangeons à moindre coût ? (Pour encore combien de temps ?...)

Indécente gratuité :

Cette gratuité semble faire injure à un mode de fonctionnement qui s’est installé depuis de longues dates dans les principes d’échanges au sein de certaines sociétés humaines. Le triomphe de l’efficacité et de la vénération des chiffres, sur celui des valeurs humaines, en a permis l’hypertrophie.

La marchandisation n’a plus de limites morales, aujourd’hui. Les colonies d’abeilles sont vendues pour polliniser des monocultures industrielles, où l’usage systématique des pesticides et l’absence de diversité alimentaire (pollen insuffisamment nutritif) condamnent ces bataillons d’abeilles à mourir, plus ou moins rapidement. Cette violence exercée sur des êtres que l’on considère « inférieurs » est celle qu’exercent des agents économiques, qui sont eux-mêmes soumis, sans relâche, à la pression perpétuelle de la croissance économique sans fin.

L’énoncé même de la situation en dévoile tout le pittoresque ! Un dieu improbable (celui de la financiarisation des économies, dieu aux pieds desquels tous les systèmes mondiaux, économiques, politiques et sociaux,  se soumettent) ; qui  ne résiste pas très longtemps au  premier effort sincère de pensée humaine critique. Ce « cieu » dévoile tout son côté obscure, quand on ne peut que constater, qu’il est totalement hostile au maintien de l’économie de la Nature dont notre vie dépend.

Savoir être indispensable :

A force de générosité et d’ingéniosité, les abeilles ont su se rendre indispensables ; et, cela, malgré tous les progrès accélérés de la science et des techniques.

Sans doute, le défaut majeur de la marche actuelle du progrès technique, est de forcer le pas, à tel point que ses applications, non évaluées, en deviennent hautement in-sécurisantes et ridiculement contre-productives. De nos essais-erreurs peuvent sortir des progrès incontestables. C’est l’état d’esprit avec lequel est mené le constat qui déterminera alors le succès des conséquences tirées.

Il semble toujours plus mal aisé de traiter avec intelligence les déficiences  de nos civilisations modernes, au fur et à mesure où elles se généralisent, développant, à grande échelle, des oppressions et souffrances dignes d’un autre âge de l’humanité. Leurs effets sont tellement gigantesques et leurs imbrications tellement fortes, que nous osons à peine poser les yeux dessus. Les stratégies perdantes de la « modernité », qu’une espèce compagne de la nôtre pointe joliment de son dard (plus bienveillant que menaçant) sont, néanmoins, notre lot.

Si nous héritons des conséquences des erreurs de nos ainé(e)s et de celles et ceux qui imposent leur pouvoir arbitraire, n’héritons pas de l’état d’esprit de ces erreurs ! Faisons avec le meilleur (la pensée critique, qui est une responsabilité humaine) en extirpant le pire (la soumission, qui est la négation de soi ).

 
Parainage de ruches
Un toit pour les abeilles

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Le travail de la cire
 
Miels non chauffés
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