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Bourgogne du Sud
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Partager la Culture respectueuse de la Nature... et des Etres humains

Ces dix dernières années, d'aspiration à un mieux être, l'écologie est devenue un enjeux majeur de notre société (en relation avec la recomposition des liens)

 
Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré
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Prenez soin des abeilles

S’intéresser aux abeilles est une façon de se rapprocher de la nature. Adopter la ruche Warré permet de mieux tendre l’oreille vers ce qu’elle a à nous dire.

 Ce livre apporte une information complète et illustrée pour débuter dans la conduite de ruche Warré.

Tous les sujets sont traités avec pédagogie, précision… et bienveillance. Un guide pour ce lancer facilement!

Présentation et dédicace de mon livre , avec visite du rucher de Jugy:

-          Mardi 23 avril (13:30-16:00)

-          Mardi 30 avril (13:30-16:00)

-          Jeudi 2 mai matin (9 :30-12 :00)

-          Vendredi 10 mai matin (9 :30-12 :00)

Participation : 20 € par personne – Gratuit – de 12 ans

Réservation: info@culturenature71 .com    06 87 14 90 66

 

Vous allez trouver sur ce site:

- de l'information, des formations pour mieux être avec la nature

- des idées de cadeaux écologiques, originales et engagées

Initiation à l'apiculture Bio par la pratique
abeilles

"Les abeilles sont fascinantes et très attachantes"
Installer une ruche permet d'améliorer la pollinisation, de récolter du bon miel et d'agir concrètement en faveur de l'écologie.


week-end Initiation à l'apiculture Bio par la pratique

 Jeudi et vendredi 11 et 12 avril 2019

  Jeudi et vendredi 18 et 19 avril 2019

 samedi et dimanche 18 et 19 mai 2019

 Jeudi et vendredi 30 et 31 mai 2019

 Jeudi et vendredi 13 et 14 juin 2019

Thèmes abordés : connaissance de la colonie d’abeilles et de son fonctionnement, les principes de base de l’apiculture bio, caractéristiques de la ruche Warré, principales interventions au rucher. Mise en pratique : découverte des abeilles, observations et ouverture d'une ruche, découverte de la flore mellifère.

Mode de participation : Réservation: 0687149066
180 € pour le week-end 
260 € pour un couple (Possibilité de paiement en deux fois  Repas tiré du sac
Si vous ne pouvez pas disposer d'une tenue d'apiculture, nous en mettons à disposition quelques tenues.

Votre règlement par chèque est à libeller à l'ordre de Yves Robert à notre adresse: 3c rue du lieutenant Bonnet 71240 Sennecey-le-Grand
Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

Ruche peuplée  300 €*      Essaim de saison 150 €*

Colonie sortie d'hivernage (fournie sur cadre Warré): 310 €

Stage de conduite de ruches Warré
ruches warré

Ce stage se déroule en quatre demi-journées (les samedis après-midi de 13h45 à 17h15)

Vendredi 5 avril 2019 matin       Visite de printemps

Samedi 5 avril 2019  après-midi      Visite de printemps

Samedi 6 avril 2019  après-midi      Visite de printemps

Vendredi 26 avril 2019 matin     Essaimage et méthode de multiplication

Samedi 4 mai 2019         Essaimage et méthode de multiplication

Lundi 6 mai 2019         Essaimage et méthode de multiplication

Mardi 7 mai 2019         Essaimage et méthode de multiplication                

Mode de participation :

Réservation : 0687149066
50 € par demi-journée – 180 €  pour quatre demi-journées (Possibilité de paiement en deux fois)

Votre règlement par chèque est à libeller à l'ordre de Yves Robert à notre adresse: 3c rue du lieutenant Bonnet 71240 Sennecey-le-Grand.   Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

Stage initiation à l'apiculture en images
Remerciements à tous les stagiaires de mai
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Remerciements à Denis pour les photos
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Remerciements à tous les stagiaires de juin
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Les plantes mellifères
Cliché Aurélie Jeannette photographe

Apparition de la reproduction sexuée permettant une plus grande adaptation :

 Les plantes se sont d’abord reproduites par simple duplication ou clonage, à partir de leurs racines (rhizomes ou tubercules) ou à l’aide de tiges souples (stolons) s’enracinant au contact avec le sol.

L’apparition de la reproduction sexuée, donnant naissance à un nouvel individu - différent génétiquement - a parmi une plus grande adaptation de plantes à leur milieu de vie.

Certaines plantes –comme la ronce, plante pionnière de nos friches – possèdent les deux modes de reproduction.

 Les exploits d’une coévolution :

 Ce mode de reproduction, sexuée apparu il y cent millions d’années, a connu un dynamisme considérable, par son efficacité mais aussi grâce à la coopération d’insectes, dits pollinisateurs, qui transportant le pollen d’une fleur à l’autre et d’une plante à l’autre. Cette coopération a décuplé l’efficacité de la stratégie de reproduction sexuée des plantes.

Certains insectes pollinisateurs se sont même spécialisés dans ce service mutuel, où le pollinisateur garantit le transport du pollen, et, où la plante à fleurs fournit une alimentation en pollen et nectar.

Les abeilles se différentient nettement des guêpes, malgré une morphologie très proche, par un régime alimentaire exclusivement constitué de cette alimentation végétarienne.

 Les plantes mènent la danse :

 Les plantes ont développé des stratégies élaborées pour attirer les pollinisateurs et les fidéliser le cas échéant.

Mais ce n’est pas tout. Leur reproduction ainsi assurée, les plantes utilisent encore les services des animaux pour la dissémination des graines fécondées. C’est le rôle des fruits ; notamment, les baies ingurgitées par les oiseaux et dont les noyaux, rejetés après digestion vont germer dans le sol parfois loin de la plante d’origine.

Notre vie et celles des tous les animaux terrestres dépend, plus ou moins directement de l’existence et du développement des plantes.

C’est particulièrement flagrant pour les colonies d’abeilles dont le développement suit très précisément le rythme de floraison des plaintes mellifères.

 Fleurir sans effort parcs et jardins

 Nos parcs et nos  jardins sont des lieux destinés à accueillir la vie.

Cela commence par les fleurs; celles qui poussent spontanément dans la pelouse, dans les allées, dans les haies. Laisser une place à cette flore spontanée et sauvage est un geste écologique à notre portée.

Les bénéfices seront nombreux, à commencer par la présence d'une zone fleurie, dont il n'est même pas nécessaire de s'occuper. Cette zone plus sauvage va accueillir une faune d'insectes auxiliaires indispensables, notamment des insectes pollinisateurs (papillons, abeilles...)

Des gestes écologiques simples

 On me demande souvent quelques peuvent être les gestes écologiques les plus simples, à la portée de tout le monde.

Il y en a deux particulièrement bénéfiques à la biodiversité et aux pollinisateurs :

-          Laisser des zones sans intervention (C’est-à-dire, se retenir d’intervenir sur une zone particulière, afin que la flore spontanée, qui la plus adaptée à la faune locale, puisse s’exprimer)

-          Planter un –ou plusieurs - arbres mellifères (Les arbres proposant à l’âge adulte une quantité considérables de fleurs - jusqu’à une centaine de milliers - à l’échelle des besoins d’une colonie d’abeilles.)    

   Cliché Aurélie Jeannette Photographe

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Quelles voies de sortie pour la crise agricole ?

Nous assistons dans le plus grand désarroi à l'enlisement dans crise agricole profonde, qui a des racines dans une crise sociale et économique profonde impliquant une menace écologique sans précédent. L'absence de prise en main collective des propositions concrètes et pertinentes formulées depuis plus d'un siècle va-t-elle durer ? A nous tous et nous toutes d'en décider !

Suite de l'article

Saison 2019

Ruche peuplée : 300 € *

 La ruche peuplée comprend :

-        un essaim avec une reine de 2019 sur une hausse minimum (soit 8 cadres minimum), 1 plancher grillagé, 2 éléments, 1 couvre-cadres, 1 toit métallique


Essaim de saison: 150 € *

 Essaim sur 8 cadres minimum.

 Le développement de nos essaims est contrôlé pendant au moins un mois avant leur livraison.

Les essaims de la saison ne sont pas destinés à produire du miel cette année. Ils sont destinés à être hivernés pour former de belles colonies à la saison suivante.

Nous vous proposerons une date fin mai/début juin, en fin d'après-midi, pour venir chercher votre ruche peuplée ou votre essaim

Colonie sortie d’hivernage sur cadres Warré:                 310 €

Colonies ayant hivernée sur 16 cadres avec une reine de 2018.

 Réservation: yvrobert2000@yahoo.fr

* Versement d'un acompte de 40 % à la commande
 
Votre projet de créeation d'un verger
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Vergers de sauvegarde 2017

Le Conseil régional a lancé un appel à projet sur les vergers conservatoires destiné à préserver les variétés fruitières locales. L'objectif est de protéger la richesse et l'identité de notre région et de lutter contre la disparition des vergers traditionnels. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 mai 2017.

Présentation

Dossier de candidature

 
Stage arboriculture et biodiversité
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Ce cycle d’ateliers Arboriculture et biodiversité comprend plusieurs cessions qui se déroulent durant la saison : 

-La taille de printemps: 3 mars 2018 -La taille d'automne: 20 octobre 2018

Formations pratiques réalisées en situation dans un verger. Réservez dés maintenant, les places sont limitées.

Mode de participation : 0687149066  info@culturenature71.com 

80 € la journée - 120 € pour un couple. Repas tiré du sac.

Votre règlement par chèque est à libeller à l'ordre de Yves Robert L'Envol à notre adresse: 3c rue du lieutenant Bonnet 71240 Sennecey-le-Grand. 

Vous pouvez nous rencontrer

Portes ouvertes, conférences, journées festives,  marchés

  le Jeudi  à partir de 18h30 Locavor Plus d'info
 

71380 ALLERIOT

 Pour avoir plus d'informations sur nos pratiques et nos productions, rendez-vous aux rubriques:Apiculture et Arboriculture

Nos animations et stands
 
Parrainage Oropolis (Merck Médication Familiale)
 
Quelques étapes de notre parcours

            2019: Publication du "Petit manuel d'apiculture douce" Terre Vivante Collection Facile et Bio

            2016: Poursuite d'une collaboration soutenue avec Delphine Rousseau: lectures d'arbres, stages co-animés 

2015: Nouveau programme de formation ouvert au grand public

2014: Intervention au Forum Agro Bio Alimentaire en Région parisienne.

Partenariat avec MA Damaye de Phytoconsulting: Blog Ecologie et Alimentation

2013: Intervention au Lycée horticole et du Paysage de Tournus auprès de l'équipe d'encadrement et éducative

Agrément VIVEA pour la formation proposée aux chefs d'exploitation agricole: Agir en faveur des ressources indispensables à la santé des abeilles

2012: Premières portes ouvertes aux parrains et marraines Un Toit pour les Abeilles

La presse locale nous ouvre ses colonnes: l'hebdomadaire L'exploitant agricole de Saône-et-Loire (portrait intitulé "Une passion à partager" dans la rubrique Oxygène) et le Journal de Saône et Loire (double page sur le parrainage de ruches)

 2011: Création du Verger Conservatoire de variétés anciennes de fruitiers:  Le Clos du Chêne

 
Les parrains de ruches restent fidèles
Installation du rucher du Lycée horticole et du Paysage de Tournus
 
Un geste partagé en agroécologie
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L’agroécologie est l’avenir de l’agriculture durable. Elle a pour objet les processus vivants et le renouvellement des ressources naturelles, qui garantissent durablement de bonnes récoltes.

Au fil des saisons et selon le calendrier des travaux, nous vous faisons partager un geste relevant du savoir de l’agroécologie.

4 avril, 11 avril, 9 mai, 6 juin, 4 juillet, 22 juillet, 12 septembre ou 11 novembre 2016

Participation gratuite  Pour vous inscrire

 
Le cycle arbroécologique de la lavande (réalisé avec Delphine Rousseau)
Floraison très appréciée des insectes pollinisateurs
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Récolte
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Après séchage
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Sachets de lavande pour parfumer notre intérieur
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Utilisation des tiges dans l'enfumoir en apiculture
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L'agroécologie: nouvelle culture incontournable
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Qu'est-ce-qui amènent des esprits des plus brillants, des personnalités des plus marquantes, à faire un retour à la terre? Hier, travailler la terre était la plupart du temps peu valorisant. Chez la Romains, c'était même une corvée réservée aux esclaves...

En quelques décennies; tous les indicateurs écologiques sont passé dans le rouge.

Il peut paraître difficile de réagir face aux menaces écologiques quand on est à ce point éloigné des aspects du vivant.

L'agroécologie rencontre un succès considérable, car c'est une culture accessible qui redonne de l'espoir collectivement. elle ouvre un nouvel horizon, non seulement, vers une autre utilisation des ressources, mais aussi un autre développement humain et économique.

 
Contact

Yves Robert

Formateur en Agroécologie

06.87.14.90.66

info@culturenature71.com

 
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Auteurs

Chantal Jacquot et Yves Robert

Apiculture, agroécologie et formation

0687149066 info@culturenature71.com

 
Organiser votre séjour
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www.ot-senneceylegrand.com


Découvrez un patrimoine naturel et rural particulièrement riche.

Accueil des media
Caméra de FR3 Bourgogne
 
Direct France 3 Un toit pour les abeilles
Direct France 3 décourverte des abeilles
 
Partenaires

 

Arboriculture et biodiversité

Delphine Rousseau

"Coordinatrice d'élans nourriciers"

Technicienne de l'arbre

 

Nutrition et santé

Marie-Astrid Damaye

 «Comment rester en bonne santé dans le monde actuel?»

Phytothérapie et Homéopatie

 
Culturenature71 est membre du mouvement Colibris
http://colibris.ning.com/profile/YvesRobert
www.colibris-lemouvement.org/
Vign_COLIBRIS
Verger du Clos du Chêne
Verger de variétés anciennes
préservation de la biodiversité


Voir rubrique Arboriculture
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Nos engagements

Produire et former dans le respect de la Nature... et des Etres humains:

  • apiculture: ruche Warré, ruchers fixes, dans un mode de conduite naturel en vue d'obtention du label Bio
  • en arboriculture: sauvegarde des vergers traditionnels, plantations de variétés anciennes locales
  • dans les formations et stages: initiations faites au sein même de leur domaine agricole, dans un environnement rural.

Unissant leur enthousiasme et leurs compétences, Chantal Jacquot, apicultrice, et Yves Robert, formateur, ont développé en quelques années une agriculture en accord avec la protection de la nature (collaboration avec Natura 2000) et proposent des formations en situation dans leur domaine agricole. Leur modèle économique est fondé sur le développement durable (empreinte carbone minimale, emballage recyclable, production d’énergie renouvelable)  C'est en collaborant avec la nature, qu'elle peut nous offrir ce qu'elle a de meilleure.

L’activité de formation est développée au sein de l’ENVOL à DIJON, depuis 10 ans acteur de l’Economie Sociale et Solidaire en Bourgogne

L’apiculture à la pointe d’une agriculture bien pensée

Moindre diversité et qualité nutritionnelles

Il y a une réalité assez déconcertante que les paléontologues et archéologues ont mise à jour : quand l’homo sapiens est passé du régime chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur, sa santé en a largement pâtit.

Il y a un fait objectif : la taille moyenne de l’homo sapiens a diminué brusquement chez toutes les peuplades, à tous les endroits du monde, lors de ce changement de régime de vie(*). Et, des pathologies nouvelles sont apparues.

Pourtant ce changement régime de vie a été tout de même global et irréversible.

Même si nous disposons, dans certaines zones géographiques du globe, grâce à l’agriculture, d’une grande diversité de nourriture (ce qui n’était pas le cas au tout début de l’agriculture), il est utile de nous demander en quoi les produits de l’agriculture et leur transformation satisfassent nos besoins nutritionnels ?

Car cela ne va pas de soi. En effet, l’histoire de nos lointains ancêtres prouve bien qu’il y a d’autres enjeux que nutritionnels qui gouvernent le développement de l’économie agricole.

Les produits de la nature 

Il n’y a aucun produit naturel qui puisse se conserver dans son état naturel, sauf le miel. C’est ce qui a fait son succès dans toutes les grandes civilisations.

D’une part, le miel contient une teneur en eau suffisamment faible pour se conserver sur une longue durée. D’autre part, il contient des agents naturels anti fongiques et anti bactériens.

Cette exception, ce miracle, nous le devons aux abeilles, qui produisent elles-mêmes leur propre nourriture par transformation enzymatique du nectar des fleurs, qui est déjà un produit très rare, qui serait né de la symbiose entre pollinisateurs et plantes à fleurs. Les pollinisateurs facilitant la fécondation des fleurs ; les plantes ont développé un moyen de les attirer.

Nous sous-estimons grandement, aujourd’hui, la valeur des produits de la nature, face à la démesure de notre technologie dans le domaine de l’agro-alimentaire.

Produits frais ou produits transformés

Si le miel peut être considéré comme « frais » sur une assez longue durée de conservation, il est l’exception en matière de produits agricoles. Tous les denrées naturelles fraiches sont soumises au dépérissement  assez rapide, si elles ne sont pas transformées ; certaines exigeant un suivi sanitaire particulièrement vigilant.

Nous sommes donc face à l’alternative de les consommer frais ou de les transformer. Alors se pose deux problèmes : celui de disposer d’un indicateur d’état de fraicheur des produits ; et, l’autre ne pas altérer trop la qualité des produits lors de leur transformation.

Pour les miels, il existe un indicateur de leur état de « fraicheur » : c’est le taux de HMF. Il évolue avec la dégradation des sucres dans le temps. Il peut être aussi considéré comme un bon indicateur de la dégradation concomitante des produits actifs que contient le miel.

Les facteurs qui influencent l’évolution du taux de HMF sont connus. Il s’agit particulièrement des changements de températures trop répétés ou trop élevés ; et, bien sûr du temps. C’est ainsi que des miels enfermés dans des amphores romaines étanches échouées au fond de la mer se sont « conservés » mais sont impropres à la consommation.

Indisponibilité des produits frais

Du fait de la désertification vertigineuse des campagnes, il n’y a plus, aujourd’hui, qu’un actif sur trente qui soit agriculteur, c’est-à-dire, producteur de denrées alimentaires. Alors qu’ils étaient encore un sur trois à la fin des années cinquante, comme me l’a rappelé dernièrement un ami apiculteur, Jérôme Alphonse.

Cette raréfaction entraine inéluctablement celle de la disponibilité des denrées fraiches. L’effet est encore  accentué par intensification de l’urbanisation qui éloigne et disperse d’autant plus les lieux de production agricole. Ni la venue des néo-ruraux, pourtant si cruciale dans la prise de conscience par le grand public. Ni l’engouement pour les circuits courts ne sont la réponse suffisante à cet état de fait : il n’y a plus assez d’agriculteurs.

Concernant l’apiculture, c’est la seule production agricole, avec le jardinage, qui a conservé un savoir-faire populaire. Il y a cent fois plus de tous petits producteurs que de professionnels. Aussi, vous ne pouvez pas faire vingt kilomètres dans certaines zones encore rurales, sans rencontrer un panneau « Vente de miel chez le producteur ».

Indigence nutritive des produits transformés

A la deuxième question : que reste-t-il d’éléments nutritifs suite à la transformation, majoritairement industrielle des denrées alimentaires ? La réponse est malheureusement, dans trop de cas : pas grand-chose…

C’est une des raisons pour lesquelles il n’est publié aucun indicateur à ce sujet en direction des consommateurs.

Le consommateur n’a retenu, trop souvent que cette simple (et très fausse idée) qu’un fruit qui a une bonne tête est un fruit qui est bon à manger ( ?!)

Une autre amie, Delphine Rousseau, qui travaille dans l’arboriculture et l’agroforesterie, m’a montré des fruits réputés périssables qu’elle avait acheté dans la grande distribution ; et, qu’elle a laissé en observation pendant une longue période de temps. Il était hors de question pour elle de les consommer, car ils étaient restés intactes. Ils étaient, soit bourrés de conservateurs ; soit ils avaient subis un traitement de conservation draconien qui ne peut guère laisser subsister d’éléments nutritif. Ces fruits n’avaient plus d’âge, ni plus d’intérêt alimentaire.

Faut-il prouver pour convaincre ?

Aujourd’hui, les produits de la ruche connaissent un regain d’intérêt. Il a fallu, pour cela, que des laboratoires analysent les composants, au demeurant extrêmement complexes et diverses, contenus dans le miel, le pollen et la propolis pour que leur popularité soit réhabilitée.

Cinq millénaires d’usage dans l’alimentation, la cosmétique et même la médecine traditionnelle n’arrivaient plus à nous convaincre de leurs bienfaits…

Aujourd’hui est crucial de proposer et poser des actions en faveur d’une agriculture bien pensée. En montrant par l’épreuve des faits (qui sont d’ailleurs mesurables scientifiquement, mais pas seulement…), qu’il est primordial de redéployer une agriculture de savoir-faire et de proximité.

L’esprit du cueilleur-chasseur n’est pas périmé

Les  cueilleur-chasseurs, nos ancêtres dont nous avons hérités la plus grande part de notre code génétique, avaient manifestement cultivé l’intelligence de leur approvisionnement alimentaire. Cet aspect est toujours aussi crucial de nos jours. Ne perdons pas cet état d’esprit salutaire !

L’un des aspects spécifiques (Il y en a bien d’autres…) de l’élevage des abeilles est qu’il conduit à coopérer avec des animaux que l’on dit « domestiques », alors que l’on a domestiqué seulement leur habitat. En fait, les abeilles restent, malgré tout, des insectes « sauvages », qui peuvent, certes, tolérer (d’autres diraient : apprécier) la présence humaine, que sous certaines conditions. Comme tout animal sauvage.

Philosophiquement parlant, le développement assez complexe et compliqué de l’agriculture dominé par des enjeux sociaux, économiques et politiques, parfois contestables, a introduit un biais dans la compréhension d’un rapport « sain » avec la nature.

Pour faire simple, l’homme n’a pas du tout intérêt à dominer la nature, mais plutôt à continuer à en faire sa précieuse et indispensable alliée.

Yves Robert     www.culturenature71.com

(*) « Il y a 40 000 ans, au Paléolithique, les hommes de Cro-Magnon mesuraient 183 cm en moyenne c'est-à-dire beaucoup plus que notre taille moyenne actuelle.

Il y a 10 000 ans, au Néolithique, notre espèce était plus petite (soit 162,5 cm en moyenne). Changement climatique mondial, nouveau régime alimentaire et ses corollaires (malnutrition...) sont probablement à l'origine de ce rapetissement. »

http://www.hominides.com/html/dossiers/evolution-homo-sapiens.php

 
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